‹ Œuvres facéticusesChapitre 132 sur 239 · D^aguise, aiguillon · texte numérisé non relu

D^aguise, aiguillon

ou Contes nouveaux. 185

prinrent chemin tout le long de la prarie, tousjours balivemant et riant du meilleur de la râtelle. Au bout tirant la Gouterie, le bonhomme Polygame eut soif, et par une mesme impression, convenance et sympathie de mœurs (comme en une contagion) Eutrapel commença enrager de mesme accident. Il falut descendre ; mais où, à vostre avis ? Tout beau, à Tayse, compère, j'en parleray. Chez un prud'homme rustique bon vilain, et qui jamais ne reculoit quant au fait et train de bien boyre. Escoutez donc comme le vilain estoit logé. Estans entrés en la cour, close de beaux esglantiers et espines blanches, voyez en une orée un beau fumier amassé, des tectz çà et là bastiz, en forme quarree, haux environ de trois pieds et quelque poucee. Je laisse . un petit apentiz joignant l'entrée, sous lequel étoient force charrettes, aisseulx ' , timons et limons, et viens au principal estage, qui en sa circonférence avoit xvii piedz en carré, et xxviii en large et non plus, à raison que le villageois disoit le nid estre assez grand pour l'oyseau. Le paroy ne fut ne Jaspe, Porphyre, Marbre ; encore moins Raiasse, Tuffeau, Querignan, ou Dinge2,ainssurbelleterredetrempee avec beau foin, que le paillard avoit robe ^

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