‹ Œuvres facéticusesChapitre 170 sur 239 · Manquèrent, faillirent · texte numérisé non relu

Manquèrent, faillirent

2. Les sacs où les juges et les plaideurs entassaient leurt pièces. Boileau, Racine, Molière s'en sont moqu^. On a dit : Il faut trois sacs à un plaideur, un sac de papiers, on sac d'argent et un sac de patience.

d'Eutrapel. 237

et injustes, qu'une chose qui valoit raisonnablement vingt sols avec profit honneste, ils la vendoient trente, outre perdre leur traffic, et le convertir en offices. Le laboureur de son costé laissa- son soc en gage, pour apporter de la ville une commission, afin d'adjoumer ' son voisin. Bref il n'y avoit homme qui ne plaidast, qui ne se mist de ce mestier, ou qui ne le fist apprendre à ses enfans, tant estoit la commune patience de ce pauvre et misérable Royaume altérée, brouillée et desbauchee : et au lieu que la simplicité et rondeur avoit auparavant heu entr'eux pour assopir et mettre fin à leurs procès, se trouvèrent si remplis de subtilitez, nnesses, distinctions aiguës, que ces beaux reverans Légistes y avoyent semé, qu'on ne parloit rien plus que de plaidoirie. Mais ce bon Prince Matnias coupa incontinent et retrancha les cours ja par trop advancez à ces harpies de Docteurs, lesquels il renvoia à Naples, pour subtiliser et plaidoier tout leur saoul, remettant son pays au premier estât : ce que luy aporta une grande gloire, et merveilleux contentement à son peuple : tout quoy devroit servir d'exemple à tous Princes Chrestiens. Lupolde oyant ainsi despescher sa robbe longue au petit point ', suplia qu'à toutes

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