Lois somptuaires. Depuis Philippe \*^ jusqu'à M. Du
f>in, on s'est toujours préoccupé en France de l'invasion du uxe, dans les vêtements surtout. Parmi les nombreuses ordonnances à ce sujet, on peut citer à propos, ici^ celle de 1532 qui défendait aux financiers, geps d'affaires et comptables, de porter aucuns draps de soie, fourrures, chaînes d'or pesant plus de dix écus.
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moyen d'empescher l'usage des draps de soye, où la pluspart de nos finances courent, que les défendre estroitement sur grosses peines, et les permettre seulement aux putains publiques et petits enfans : car si la peine n'est que la connscation de Taccoustrement, chacun ne s'en souciera, non plus que celuy qui alloit donnant des soufflets dedans Rome, puis faisoit payer l'amende, qui estoit légère et de peu de pris, à un sien valet portant la bource après luy : en quoy il avoit son plaisir à battre les gens et à bon conte. Pour le regard de l'usurpation du nom, titres et armoiries de Noblesse, les Loix et Ordonnances sont pleines de defences portées par icelles : à dire vray, c'est un desordre qui diffame infiniment cette grande Province », où vous ne sçauriez avoir remarqué un vray Gentil homme de race entre dix qui en portent les accoustremens, et occupent les terres nobles. Les Romains, comme dit Capitolinus ^ en la vie de M. Antonin surnommé le Philosophe, demeurèrent tousiours en leur grandeur et monarchie, tandis que les trois ordres d'Eglise, Noblesse, et le tiers estât du peuple se contmdrent chacun en son devoir, sans enjamber ne entreprendre sur les grades, privilèges et prééminences les uns des autres : et publia celuy Prince Philosophe une Ordonnance, par laquelle fut commandé à toutes personnes faire déclaration par devant les Greffiers à ce commis, de quelle condition et race ils estoient issus, afin que cela tint lieu de preuve