‹ Œuvres facéticusesChapitre 201 sur 239 · Galien · texte numérisé non relu

Galien

d'Eutrapel. 28}

la cause et source d^iodles : ainsi entre deux voisins d'un poids et d'une portée * j a ordinairement, s'ils n'ont l'entendement bien fait à demesler quelques particuladtez et petits débats, qui à la nn s'amassent en un tourteau ^, duquel se compose une grosse et lourde querelle : comme puis peu de jours, dit Polygame, je me suis trouvé à un accord entre deux Gentils hommes de ce pajrs, où j'ay aprins de merveilleuses ouvertures et délicatesses pour y parvenir, et toutesfois un seul moyen (]ue vous orrez, fet suivy. C'estoient deux voisins qui vivoient tant obscurément et cruellement les uns avec les autres, qu'ils ne communiquoient ou parloient ensemble, et ne sevoyoient jamais, encore que leurs terres et héritages fussent enclavez et entrelacez les uns dedans les autres^, si d'advanture ils se rencontroient en quelque lieu de neutralité, et où l'un 0u l'autre n'eust lieu et puissance de commander, vous eussiez veu les difBcultez, grâces, et contenances tant SQÎettes à l'ambition, que le meilleur du temps se passoit à qui seroit le plus vmllant et outre^ cuidé opiniastre : et si de fortune ils estoient tellement contraints qu'il leurfallust se saluer, il y avoit du débat assez pour empescher tous les maistres arpenteurs du pays, à savoir si la main alloit au bonnet, ou si le bonnet alloit à la main : si le bot frapit le palet, ou si le palet frapit le bot 3. Leurs serviteurs, par une mesme

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