‹ Œuvres facéticusesChapitre 203 sur 239 · Ne pas attaquer le premier · texte numérisé non relu

Ne pas attaquer le premier

3. L'éteuf était la balle des joueurs de paume. On se renvoyait l'éteuf et, quand il fallait courir après le sien, c'est qu'on s'était mis dans une position difficile. La paume a fourni beaucoup de figures à la langue du seizième siècle.

d'Eutrapel. 285

en passant près la maison de son compagnon trois ou ouatre fois. Le droit de la Vénerie le permet, ait Brahendaye. Il ne m^en chaut, dit Polygame, il se faut esloigner le plus au'on peut de la maison de son ennemy, si la oeste n'estoit debout, encore y a il grand moyen de s'y gouverner, seroit bien le plus raisonnable ne cnasser qu'en son fié ' . Mais, pour reprendre nos brisées, le seigneur de Fanfreluchon estoit absent de sa maison, et les femmes seules demeurées, plus estonnees de l'outrecuidance du Seigneur du Fossé, qu'elles n'eussent espéré* et attendu : Je vous laisse à penser {a), qui estes embesguinez et endormis auxcommandemens et complaintes de vos femmes, et leur estes contables de tout ce que vous avez fait, veu, et ouy, comme ce pauvre Fanfreluchon fut reveillé et rabroué ^ à son retour d'une longue râtelée de langage, et que tousjours il n'est à l'hostel quand il survient Quelque affaire, qu'il n'eust seu revenir de meilleure heure, et qu'un cœur bien logé feroit bien d'autres contenances et démonstrations d'un cœur vivement attaqué :

venir corner si près? la peur qu'elle et ses femmes ont eu, et tout cela. Le pauvre homme, pour contenter cest animal, qui tailleroit bien de la besoigne à toute une armée, mais Dieu sait qui la coudroit, faisoit bien du fasché, se promenant à grands pas en la sale, avec de

a. Var. : Je laisse à penser à vous,

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