‹ Œuvres facéticusesChapitre 206 sur 239 · Également · texte numérisé non relu

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288 • Contes et Discours

proche de la muraille, comme estant la grandeur. La Messe dite, celle de Fanfreluchon se lèvera la première, et toutes deux ensemble, se tenans par les mains, iront jusqu'au milieu de l'Eglise, où un Gentil homme viendra faire la révérence à ladicte de Fanfreluchon, faisant mine de parler avec elle en secret : cependant celle du Fossé passera le guichet seule, car il seroit trop estroit pour elles deux, notamment en ceste saison, où elles portent de gros culs hipocritez et rembourez contre les loix de leur Fessine ' . Ceste bonne Dame entrera dedans le cimetière*, où elle sera. trouvée par la Damoiselle de Fanfreluchon, et elles deux au milieu d'iceluy, en lieu où ne soit le chemin ne de l'une ne de l'autre, après s'estre baisées, et donné respectivement chacune son coup de groin 3, prendront congé, et se retireront chacune en sa chacuniere. Quant aux Gentils hommes qui les conduiront, ils iront comme ils pourront et sans ordre, en forme de gens de guerre après avoir conduit leur Enseigne, et là boiront pinte à la taverne, si bon leur semble, et riront, sobrement toutes fois, du mal

1. Contribution à l'histoire de la mode et du factice dans la toilette des femmes. La Satyre Ménippie parle aussi de ces gros culs. En 1563 parurentlts Blasons des Basquines et Vertugales. C'étaient ces vertugales, espèces de groa bourlets, qu'on appelait cub. H. Estienne {Du nouveau langage français) dit que de son temps <^uand une dame demandait son bourlet pour sortir, elle disait : Apportezmoi mon cul. v. aussi l'Histoire de la Crinoline par M. Alb. de la Fizelière.

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