L'édition de 1549 intercale ici : vitilles pourries
2. L'édition de 1549 ajoute : greniez à morpions, refuz de Bordeaux, Canîonnieres, landies deschiquetees ^ gouffres à couillons ; vieil Haraz, vieilles Panosses, GuenippeSj FarcineuseSj chancreuses, Cottignat de Vérole, loudiereSy vieilles Moulues.
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le chemin de la Rencontre. Et si bien se sont maintenuz en leurs colères et droits, que si par fortune se rencontrent audit chemin (comme deux hommes font assiez souvent) faut nécessairement ûu'ilz se donnent le choc, et chargent l'un sur 1 autre, seulement pour entretenir ceste bonne et louable coutume, et ainsi l'ont promis et juré faire et tenir, et de leur gré et consentement les y avons condemné et condemnons, comme de maintenant pour lors, et de lors pour maintenant. Et estoit ce que avois à vous dire.de ceste journée du Chemin de la Rencontre, vous asseurant que j'en ay dit comme je l'entendois. Anselme print la parole, disant que les Vindellois, de tout temps immémorial, estoient fort quereleux, et n'y avoit ordre en leur colère. Aussi que le plus souvent et tousjours estoient battuz, ou l'on leur faisoit quelque tromperie; et luy souvenoit (ce disoit il) comment ils perdirent beaucoup, allans à Hacuillennéuf \ parce qu'ilz feirent un trop grand tort, et sans propos, à Mis-
I. Ce mot est un cri que les enfants et même les hommes, comme nous l'allons voir, proféraient en allant chercher, au commencement de l'année, des étrennes. C'est^ a-t-on prétendu, un reste des coutumes druidiques et la véritable orthographe serait au gui, l'an neuf. Mais il y en a une trentaine d'autres. La plus récente que nous connaissions et très-vraisemblablement la meilleure est celle proposée par M. Le Guen {Recherches sur Vorigine d*une ancienne coutume bretonne, Brest, 1869) et acceptée par M. Miorcec de Kerdsinet. l\ n'y est plus question du gui, ni de la forme Enghin-an-eit, le blé germe? Les Druides sont éliminés et le mot Guinani pour Guic-naounnec signifierait simplement : le village affamé; formule assez naturelle pour demander la charité et les étrennes qui ont été longtemps, en Bretagne, une forme de la charité.
aussi la bourse. Hervé le Rusé portoit la broche pour le lard; neantmoins qu'aucuns me ayent dit que c'estoit Colin Bridou(^); c'est tout un qui ce fut, cela ne sert de rien. Ainsi bien enhamachés, marchèrent longuement bien eschauffez, chantans une chanson que maistre Pierre leur appre^ noit comme de sa façon (b) pource que très Don, estoit rimasseur, etestoit voluntiers appelé à tous jeux qui se faisoient. Trouvèrent d'aventure, au delà au pastiz de RoUard, Mistoudin du villase de Flameaux, venant mener ses chevaux boire ou gué de Vede ou de Bellouse : car ce jour estoit venu de Larringues, où avoit mené une charretée de fagots à Robin Turelure, et plus tost ne les eust seu abreuver. Maistre Pierre estoit devant, qui va cognoistre ' Mistoudin, l'un de leurs mi* gnons (c) de Flameaux, luy disant assez haut : Ha! Dieu te gard, or çà, compaing, donne nous Haguillennpuf. Par ma vie, respond Mistoudin^ Messieurs, icy ne vous saurois rien donner, car je n'ai pas mon Baudrier ; mais s'il vous plaist venir jusques à ma maison, Perrine trouvera quelque cas pour vous donner, par ma foy et avec cela boirons. Sainte Marie (^) (dist maistre Pierre, ne demandant qu'occasion de frapper) et veux tu nous envoyer à une lieue d'icy pour un lopin de lard? Par la mère Dieu! je t'apprendray à railler les garçons, et menger les poires
a. Var. : Garguille.
b. Var. : Une chanson bien mélodieuse que maistre Piern leur apprenait, que luy mesmes avoit bastie.
c. Var. : Gallans.
d. Var. : Sainte Grigne!