‹ Œuvres facéticusesChapitre 91 sur 239 · Les sérénades · texte numérisé non relu

Les sérénades

ijo Propos rustiques

persil, le poursuyvant et vénérable amoureux, vestu d'une saye de la robe nuptiale de son père, que sa sotte mère lui avoit envoyée, au Dust noir, d'unes chausses > à la cuyssotte et d'une marabaise ' grise, la voulut aller voir. Advint qu'en entrant, elle (qui estoit maistressa chambrière de chambre, et cuysiniere) tenoit sa jate toute pleine d'eau seigneuse, tripes, amers, escailies ae poisson, dont en couvrit ma noo* veile personne (pensant la jeter dans la rue) depuys sa coronne jusqu'aux talonnets de —

chausses, et si à point, aue vous l'eussiez dit estre une trainee 3, pour les Escoufles et pycs, ou le vieil gendarme d'Essone atout son jaques de la paroisse. Luy, accoustré de cenouveaa masque, rentra dans son estude par l'huys de la ruelle, et se consoloit en luy mesmes d'avoir receu ce récent desplaisir : d'autant, disoit il, Qu'il luy fut advis qu'elle avoit eu quelque dudl ae luy avoir fait ce tort, qui seroit (possible) occasion de renfort d'amjrtié, et commencement d'alliance asseuree. Comment? répliqua lors Monsieur, les Dames de ville s'esbattent donc à faire endurer leurs amoureux, et prennent plaisir*

1. D^unes chausses et non d*une chausse comme écrit M. Guichard. Chausses sont toujours doubles et uns, unes signifie, d'après du Gange, la paire. Quant aux chausses à la cuyssotte c^étaient probablement des chausses renflées à la façon d'un jambon {cuysot), comme les chausses à ta^ bourin Tétaient à la façon d'un tambour.

2. On appelait maranes et marabais les descendants des Maures d'Espagne et les juii^ de ce pays. La marabaise était la longue houppelande dont ils étaient généralement couverts.

). Un épouvantait.

ET FACEC1BUX. I3I

à les fasc^er? C'est bien au rebours dé Cdette de Monsoreau, quiseresjouissoitde|mismyBuict jusques au poinct du jour, pour avoir ouy chan-^ ter seulement le coq du Secretain * dp Candes, q&'elle avoit prins en amour le jour saint Martin en faisant son offrande. Aussi, respondit Fiacre, estoit elle du temps de la passion de Saumur^, où les femmes des anges aymerent les diables. Finablement, maistre Huguet nostre oncle se despouilla, et retournant le lendemain au matin à la première messe, trouva son tourment, dont luy esmeu, et impacient de bon espoir, luj donna td souflAet de cinq ou six francs qui lui restoient dans sa bourse, qu'il la rendit plus douce que la grande Giiette, que sa petite chienne mignonne contrefait si souvent et bien sur le dos. Et c'est ainsi, qu'il y faut aller, de par sa mère {dist Thibaud) non pas simuler le marmiteux 3 et l'observantin 4 trente deux , ou trente trois moi&j à quoy me vouioit contraindre Colichon,

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