Une pousse
?. Repoussé.
d'Eutrapel. 311
» deluy, tant estoit mesprisé, et ne l'avons rien
» estimé. Vrayement il a porté nos langueurs, et
« chargé nos douleurs : toutesfois nous l'avons
» estimé estre navré de Dieu et affligé. Or est
« il navré pour nos forfaits, il a esté blessé pour
» nos iniquitez : la correction de nostre paix est
» sur luy, et {a\ par sa playe nous avons gue-
« rison. Nous tous avons erré comme brebis,
n nous nous sommes tournez un chacun en sa
» propre voye, et l'Eternel a jette sur luy, l'ini-
■)•> quité de nous tous. Ilest outragéetaffligé, tou-
« tesfois il n'ouvre point sa bouche: il est mené
» à Foccision ' comme un aigneau, et a esté
« muet com.me la brebis devant celuy qui la
» tond, n'ouvrant point sa bouche. Il est eslevé
» de destresse et de condamnation. Qui est celuy
« qui recitera son aage.^ car il est arraché de la
« terre des vivans, et est desployé pour le pe-
» ché de mon peuple, et a permis son sepulchre
« aux meschans, et son monument au riche :
•>•) combien qu'il n'ait point fait d'iniquité, et
» qu'il ne s'est point trouvé de fraude en sa
» bouche, l'Eternel l'a voulu desbriser par dou-
» leur. S'il met son ame pour le péché, il verra
« sa postérité, et prolongera ses jours, et la vo-
« lonté de l'Eternel prospérera en sa main. Il
» verra du labeur de son ame, et en aura joûis-
» sance, et mon juste serviteur rendra plusieurs
» justes par sa science, et luy mesme chargera
» les iniquitez. Pourtant je luy donneray portion
» avec les grands, et divisera les despouilles
a. Var. : et ainsi donc.