‹ Œuvres facétieuses, rev. sur les éditions originales et accompagnées d'une introd., de notes et d'un index philologique, historique et anecdotique (volume 2)Chapitre 40 sur 219 · Coucher · texte numérisé non relu

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d'Eutrapel. 7?

séjour, parce qu'il y avoit de bon vin, vivres et gibiers à planté ' : et pour couvrir sa longue demeure, fit semblant d'estre malade, où Madame, qui n'estoit qu'à dix ou douze lieues de là, fut tost venue. Tout ce train vivoit sur les coiïres du pauvre fermier, sauf en la despense de son conte, en avoir quelque rabais. Ce fut donc à luy desploier le commencement, milieu, et le bout de ses finesses, dont par le passé il avoit fait assez compétente provision, pour se depestrer de ceste noble troupe, et avoir espluché et trouvé la suitte de son escheveau, un beau Dimanche, que Monsieur, Madamoiselle, et tout l'équipage retournoient de la Messe, ils aperceurent sur deux tréteaux de table, une martrouere^ couverte d'une touaille 3, une chandelle allumée sur le bout, vrayes merques d'un corps mort, prest à porter en terre. La Damoiselle première que 4 les autres car, dit Eutrapel, quand les brebis vont aux champs, la plus sage va devant; s'arrestant toute espouvantee. Mon Dieu! fermier, qu'est ce icy à dire .^ Monsieur saisi de la mesme fraieur, Hervé mon amy, dy nous que c'est t Ho Monsieur, respondit le paillard, ce n'est rien, allons hardiment disner, ce n'est rien : il print mal hersoir s à ceste garce là, sous une aisselle, mais ce n'est rien. Comment, ce n'est rien .^ dit le Gentil homme,

1 . En abondance. Fort usitée à cette époque, cette expression ne nous a jamais paru bien complètement expliquée.

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