‹ Œuvres facétieuses, rev. sur les éditions originales et accompagnées d'une introd., de notes et d'un index philologique, historique et anecdotiqueChapitre 129 sur 211 · Réjouir, comme ébattre · texte numérisé non relu

Réjouir, comme ébattre

2. V. à la fin des Propos rustiques le chapitre de Thibaud, Monsieur et de Fiacre, sire.

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polde, continuant, riant du bout des dents, disoit que le survenu , ayant prins place assez eminente, commandé aux assistans faire silence, touché seulement la cornière ' de son bonnet, avoit commencé d'une longue et prolixe harangue, et de peur de faillir au beau commancement du monde, avoit aussi par le menu deschiffré la Légende Dorée, ensemble la vie des Pères, disant esclarcir les allégories qui s'y pouvoient trouver. Il s'y en trouve (disoit il) assez souvent. De ce pas se mist à nous exposer les esmolumens qui provenoient de grammaire ; puis, par merveilleuses démonstrations, monstra les commoditez de la terre. Finalement, se voyant hors propos combien qu'il n'y fust entré ne près ne loing), nous donne à entendre, par une galante description de lieu, la situation de Lyon, où il avoit esté à la dernière foire, et par addition, substraction et déduction, a monstre combien c'est qu'il pouvoit tous les jours despendre 2 ; et, prenant congé de nous, proposa son affaire, qui estoit de quelqu'un qui avoit hanicroché dans le froment de je ne sçay qui, concluant à tout interest de la cause d'apel. Voylà la plaisante histoire de notre ferial juvene, qui mescognoist le râteau, contrefait son naturel; il lui est bien avis qu'il est bien autre; somme, c'est un habile homme. Jamais ne me parlez de telz clients, dist Polygame ; encore si c'estoit quelqu'un de médiocre ? esprit ou quelque cas ; mais ces aneantiz

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