SCÈNE XI
ARLEQUIN, ROSETTE, ilafené<«.
ROSETTE
Qui est là?
ARLEQUIN
C'est moi.
ROSETTE
Que veux-tu?
ARLEQUIN"
■ Belle demande î le portrait.
ROSETTE
Quel portrait?
ARLEQUIN"
Comment , quel portrait ! Le tien. Y en a-l-il deux dans le monde?
RO SETTE
Tu l'as dans ta pocLe.
ARLEQUIN
Je l'ai fîans ma poche ! et qui Vy aurait
mis. ( Il se fouille. )
ROSETTE
C'est toi ; je te l'ai donné, il n'y a pas un quart d'heure.
ARLEQUIN
Tu me l'as donné?
ROSETTE
Sans doute.
ARLEQU IN.
A moi ?
ROSETTE
A toi-même , l'as-tu dé|à oublié ?
ARLEQUIN
Écoutez , ma bonne amie , c'est sûrement moi qui ai tort ; car il est impossible que vous n'ayez pas raison : mais on ne s'eiitend jamai' bien à cinq ou six toises l'un de l'autre; faites-moi le plaisir de descendre , je vous en prie.
Ro SETT E.
Très-vûloniiers ; ce ne sera pas pour longtemps , car voilà la nuit.
( Elle descend.^