ARLEQUIN , ARLEQUIN CADET
ARLEQUIN CADET, se croyant seul.
«Je n'ai jamais pu rejoindre cette voleuse : elle ne sait pas sûrement le cruel embarras où elle me met. Que deviendrai-je ? II fait nuit , et je n'ai pas le sou. Si raademoisolle Koselle n'a pitié de moi , il faudra coucher dans la rue.
ARLEQUIN, à part.
J'entends parler de Rosette,
ARLEQUIN CADET
J'ai envie d'essayer une petite sérénade.
cela engagera peut-être mademoiselle Rcsetle à m'ouvrir sa porte. En conscience elle peul bien me donner à souper la veille de noire mariage. Voyons.
(il prépare sa guitare.^ ARLEQUIN, se levant.
Que dit-il donc de mariage ?
ARLEQUIN CADET
Avec tout cela , cette voleuse m'a pr.ra gentille ; sa colère m'aurait gagné le coeur , si e le ne m'avait pas pris mes louis d'or. Oh ! Rosette vaut mieux , elle donne au lieu de prendre. Allons, chantons-lui quelque joli couplet : quand on veut plaire , et qu'on n'a pas beaucoup d'amour , il faut tâcher d'avoir
un peu d'esprit. ( il accorde «a guitare. )
ARLEQUIN aiguise sa tatte sur la tene.
J'accorde aussi ma guitare , moi.
ARLEQUIN CADET s'assied sut le banc de pierre , et chante.
CAIGKS écouler l'aniant fidèle et tendre Qui Tient eucor te parler de ses feujc ; Lorsqu'il ne peut ni te voir ni t' entendre , £a te chantant , il est moins malheureux.