‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 56 sur 110 · ARLEQUIN , ARLEQUIN CADET · texte numérisé non relu

ARLEQUIN , ARLEQUIN CADET

ARLEQUIN CADET, se croyant seul.

«Je n'ai jamais pu rejoindre cette voleuse : elle ne sait pas sûrement le cruel embarras où elle me met. Que deviendrai-je ? II fait nuit , et je n'ai pas le sou. Si raademoisolle Koselle n'a pitié de moi , il faudra coucher dans la rue.

ARLEQUIN, à part.

J'entends parler de Rosette,

ARLEQUIN CADET

J'ai envie d'essayer une petite sérénade.

cela engagera peut-être mademoiselle Rcsetle à m'ouvrir sa porte. En conscience elle peul bien me donner à souper la veille de noire mariage. Voyons.

(il prépare sa guitare.^ ARLEQUIN, se levant.

Que dit-il donc de mariage ?

ARLEQUIN CADET

Avec tout cela , cette voleuse m'a pr.ra gentille ; sa colère m'aurait gagné le coeur , si e le ne m'avait pas pris mes louis d'or. Oh ! Rosette vaut mieux , elle donne au lieu de prendre. Allons, chantons-lui quelque joli couplet : quand on veut plaire , et qu'on n'a pas beaucoup d'amour , il faut tâcher d'avoir

un peu d'esprit. ( il accorde «a guitare. )

ARLEQUIN aiguise sa tatte sur la tene.

J'accorde aussi ma guitare , moi.

ARLEQUIN CADET s'assied sut le banc de pierre , et chante.

CAIGKS écouler l'aniant fidèle et tendre Qui Tient eucor te parler de ses feujc ; Lorsqu'il ne peut ni te voir ni t' entendre , £a te chantant , il est moins malheureux.

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