SCÈNE XIX. I
le cadet ; et si vous aviez la bonlé de* m'almer , je me croirais Taîoë de la famille.
ARLEQU IN".
Allons , mademoiselle Nérine ; il dëpend de vcîs seule que nous soyons tous les quatre heureux.
ARLEQUIN CADET
Hé bien ?
XE RINE.
Hé bien , je vois qu'il faut d'abord lui rendre son portrait , et puis nous verrons s'il faudra vous donner le mien.
ARLEQUIN
Mes amis , nous voilà tous contens ; aimon<nous bien, mais si vous m'en croyez, n'habitons pas dans la même maison; il pourrait arriver des méprises de plus grande conséquence que celle d'aujourd'hui.
VAUDE V^LLLE.
ARLEQUIN CADET, à Ncriue.
LA foi que TOUS m'arez promise Ne la dois-je qu'à Totie eneur ?
Trop souvent c'est une méprise , Lors^e l'oa croit être au bunlicui .
Dij«ipoz ma frajeui extrême Y.a me promcitant de csuveau
104 l'Es JUMEAUX.
Qne vous m'aimerez pour moi-même , Et BOQ pas comme son jumeau.
NÉRINE
ÉLOIGNEZ de vainea alarmes , L'hymen unira nos deux cœurs :
D'un rival vous avpz les charmes.
Mois vous n'avez pas ses rigueurs.
Pour fixer mon ame incertaine , L'Amour me prêie son flambeau j A l'aimer je perdis ma peine j Vous ne serez pas son jumeau.
ARLEQUIN, à Rosette.
Souviens-toi bien de l'impostiue Qui pensa faire mon malheur :
En amour la moindre piqûre Blesse profondément le cœur.
Si jamais un amant fidèle , Brûlant d'un feu toujours nouveau, Te jure une ardeur éternelle, Preuds-y garde , c'est mon jumeau.
R-0 SE T £ , au cadet.
MOV ami , devenez mon frère.
L'amitié vaut bien les amours J Et si votre sœur vous est chère , Je vous reconnaîtrai toujours.
(à Arlequin.) Je devais me laisser surprendre, L'amour n'a-t-il pas un bandeau ?
Si mon cœur a pu se méprendre, Ce n'était que pour ton jumeaiv.