ZÉ£I
Ah ! je n'aime que toi ; Mais je crains....
AZ.AMIK.
Que crains-to?
ZiLIE.
Mon ami, laisse-moi C'est peut-être en vain qne je tremble; A quoi bon te donner des chagrins superflas ?
Et compter-Tons pcar rien de s'affliger ensemble '
Î2a LE B A 1S7, R.
zi LI£.
Alamlr....
AL AMIR
Dis-moi tout , ne me résiste p!as.
ZÉLIS
AIR
Non, Bon , tes prières sont valaes; Ne chercbe pas a"ni'affendrir :
Quand je puis t'c-pargner mes peines, Je crois alors n'en plus souH'rir.
Souvent ma triste prévoyance S'alarme de maux incertain i :
Faitageons toujours l'espérance ; Mais laisse-moi tous les chagrins.
AL AMIR
Qaels qne soient ces chagrins , sois sûre, ma Zélie,
.Que Famoar saura les calmer :
Ce sont les peines de là vie Qui Doas font mieax sentir le bonhenr de s'aimer^
ZÉLIE
Oui ; mais j'avais promis de garder le silence; Cependant je vais t'obéir :
Avec toi l'on ne peut tenir Que les sermens d'amour et de constance. Tu sais que, depuis notre enfance, Destinés à cous voir époux.
s CÈNE I. 120
KoJ premiers sentimens , nos plaisirs les plas êonx , Tarent l'amoar et l'espérance.
AL AMI R
Qui poarrait troubler les beanx jonrs Que notre henreax sort nous destine ?
Tons deux nous dépendons de ma mère Azarine ; Elle a va naitre nos amoars ;
SUa vent nous unir.
ZÉLIE
Sa bonté vigilante Prépare et vent notre bonheur.
Mais tu connais ce cruel enchanteur Dont le nom seul inspire répoaTan:e.
Pbanor....
ALAMIR
Hé bien ?
ZÉLIE
Il demande ma main.
Ta mère , de frayeur saisie ,
A Toalu lui répondre en vain
Qa'à toi l'amonr m'avait unie.
Que m'importeot, dit-il, les projets d'Alamir? A moi seul, dès long-temps, Zélie est destinée. Demain je reviendrai pour ce grand hyméuée; Et malheur au rival que j'aurais à punir ! Il est parti.
124 I-E BAISER
AL A MI R
Demain sera donc la jonrné»
Où je n'aurai plus qu'à mouvir.
ziLIE.
Calœe-loi, mon ami; notre mère est allée- Consulter sur notre destin Cette vieille et savante fée Dont l'oracle est toujours certain.
Attendons son retour ; cet oracle infailîibl» Rassurera ton ame trop sensible.