‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 87 sur 110 · ACTE I, SCÈNE II. l · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. l

LTEIS-.

Ta dis loajonrs bibstôt ; ma Vermeille; j'enrage 3

Ne m'u-ta pas donné ta foi ?

Orpheline à vingt ans , maîtresse de toi- même ,

Poarqaoi ne pas en profiter ?

Qaand one fille a dit , Otri , j'ai ME , Un oui déplus ne doit pas loi coùttrr.

VS&MfiILLS.

Je sois de ton avis ; maii l'ordre de ma mère

Noos a prescrit de ne rien faire Sans consulter la fée : il faat suivre ses lois. Ta sais que cette fée, aassi bonne que sage. Daigna noas protéger dés notre premier &ge ;

Elle nous a redit cent fois :

« Mes filles , mon bonheur ne dépend qae da vôtre : « J'accomplirai loajoars votre moindre souhait 3

« Et le prix de cbaqae bienfait « Sera l'engagement d'en recevoir an aatre. »

LDBI X.

Bé bien , voici l'instant de demander Lnbin.

VERHEILLS.

Je compte bien atissi l'aller trouver demain.

LITBIir.

Pourquoi pas aujourd'hui ? Sais-tu bitn , mon amie, Que nous perdoo5 à réfléchir

IQ

l54 BLANCHE ET VERMEILLE.

Aa moins les trois quarts de la vie ? On balance long-temps avant qne de choisir : Souvent on choisit mal : on se repent , on change , On finit par troaver ce qa'il faat à son cœar : On perd encor da temps ; et pois , qnand on s'airangs A peine reste-t-il qaelqnes jonrs de bonhear.

VE RMEILLE.

Je pense comme toi , mais sans être si vive ; Et je venx avant tout en parler à ma sœor.

Page 1