SCÈNE XL i8i
TERVILLE, deatme.
Qui? moi ? je suis de votre ayis; Elle réunit tout, douceur, talens exquis....
HELVÉTIUS, àdeni-voiz.
Vous devriez un peu lui lire votre ëpitre ,
Et considter son goût sur un pareil chapitre....
TERVILLE.
Oh ! je rai déjà fait.
HELVÉTIUS
Quel est son sentiment ?
Je le croirais fort bon.
SOPHIE
Monsieur pense autrement. Cette ëpitre , entre nous , est un sujet de guerre ; Terville en est content; moi,. je n&le suis guère; Je veux quMI la supprime , et ne puis l'obtenir. Depuis. plus de huit jours...
TERVILLE, àHelWti».
II faut vous avertir Que potr Helyëtius Sophie est prévenue.
SOPHIE
Eh ! de qui sa vertu n'est-elle pas connue ?
C'est mieux qu'un bon auteur, c'est un bon citoyen.
Dont le moindre mérite est d'écrire très-bien ;
Ses talens, on le sait, gagnent tous les suQrages, ,
Et son cœur est meilleur encor que ses ouvrages.
(A Helyëtius.)
M'est-il pas vrai , Monsieur? prononcez entre nous*
HELVÉTIUS
HELVÉTIUS
Pour en parler ainsi , d'où le connaissez-vous ?
SOPHIE
On le connaît , on Paime à Reims , où je suis née ! Il y vint autrefois pour faire une tournée ; Forcé de s'acquitter d'un etaploi rigoureux , n savait Tadoucir ; affable aux malheureux , Il leur prétait Toreille , accueillait leurs demandes ; C'était lui bien souvent qui payait les amendes : Dans la province on garde encor ce souvenir.
HELVÉTIUS, kpart
Cet éloge m'est doux , il en faut convenir.
SOPHIE
Je dus alors le voir; on m'en avait flattée.
Et c'est une Ëiveur que j'ai bien regrettée.
Mais il partit trop tôt ; les hommes tels que lui Sont si rares!
TERVILLE.
Eh! non... «
S0PHIE4
Vous sentez qu'aujourd'hui Je ne suis point du tout de l'avis de Terville; Il se laisse égarer, je liu veux être utile.
Il faudra qu'il renonce à son aveuglement , Ou... nous nous brouillerons... très-sérieusement.
( Â Hely^tit». )
Venez-vous?