‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 129 sur 259 · L^AUTEUR · texte numérisé non relu

L^AUTEUR

En tout ceci , )e vous le dis tout bas ^ J'ai mis beaucoup du mien, ne me trahissez pas; Car j'atteindrais le but , et j'aurais fait merveille , Si l'on pouvait penser que tout est de Corneille.

LE SEMAII9IER.

Vous seriez fort heureux. Mais sachons si je pui... Vous n'avez donc pas vu notre affiche aujourd'hui ?

l'auteur*.

Kon , ma foi ; je n'avais que mon affaire en tête , Et suis vite accouru vous offrir ma requête.

LE SEMAINIER

Poùve%-Yous me montrer la pièce ^

23o PROLOGUE.

l'auteur.

Oui , la voilà.

LE SjEMAIIÏIERy parcourant lé mairascrit.

Permettez-vous ?. . . Eh ! mais , oui , vraiment ; c'est cela. M^en avez-vous donne de copie à personne P

l'auteur.

Si fait, à mon voisin , avec qui je raisonne ; Un marchand de Nemours , qui dut vous l'apporter.

LE SEMAINIER

Ah ! fort bien.

l'auteur.

J^avais cru sur lui pouvoir compter ; n venait à Paris, ayant plus d'une affaire; Pour la mienne, il prétend qu'il eut soin de la faire..*

LE SEMAINIER

Nous avons votre pièce.

L' A U T E U R , avtc rÎTacit^

Oui ?

LE SEMAINIER, v

Rien n'est plus certain*

Depuis cinq à six mois.

l'auteur.

Quel sera son destin f La jouera-t-on ?

le SEMAINIER.

Sans doute.

l'auteur, amjoia.

Ah!.. Mais quand .^

LE SEMAINIER, froidement.

Toutàrheure.

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