ACTE I, SCÈNE III
GLITON.
Il est plus décrié (|ue la fausse monnoie.
Mon nom ?
CLITON
Oui, dans Paris, en langage commun, Dorante et le menteur à présent ce n'est qu'un; Et vous y possédez ce haut degré de gloire , Qu'en une comédie on a mis votre histoire.
En une comédie!
CLITON
Et si naïvement , Que j'ai cru, la voyant, voir un enchantement. La pièce réussit , on en goûte le style.
Et d'un nouveau proverbe elle enrichit la ville ; De sorte qu'aujourd'hui , presque en tous les quartiers , Quand quelqu'un ment , on dit qu'il revient de Poitiers.
Ah ! l'insolent auteur !
CLITON
Le bon de l'aventure , C'est qu'auprès de la vôtre ou produit ma figure ; Je ris, j'agis, je parle; en un mot, trait pour trait, Un Cliton babillard m'a fait voir mon portrait.
En étais-tu content?
CLITON
Oui ; ce qu^ils me font dire Est tourne joliment, et j'ai le mot pour rire; J'applaudissais moi-même , et j'ai pense , ma foi , Que le drôle avait presque autant d'esprit que moi*
Paix. J'entends quelque bruit. Ecoutons, je te prie.
CLÏTON.
Oh! oh ! la porte s'ouvre. Il nous vient compagnie. Celle-ci ne vaut rien. Diantre ! c'est le prëvôt Avec ses estafiers.
DORÂl^TE.
Tant mieux. Tout au plus tât Je voudrais que l'on mit en train la procédure,