‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 16 sur 259 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ANAXIMANDRE, PHROSINE un peu éloignée ,

MÉLIDORE

MÉLIBORE, k Ananimandre.

Ah! c'est vous-même:

Je vous cherchais. Eh bien ! quand daignez-vous Remplir mes vœux, mon espoir le plus doux ?

Votre bonté dès long-tems me destine Le cœur, la main de l'aimable Phrosine :

, Mettez enfin le comble à yos bienfaits , Et que ce jour....

36 ANAXIMANDRÈ*

Vous ne Taurez jamaisi

MÉLIBORE.

Jamais! 6 ciel! que dites-vous P J'atteste...;

AI9AXIMÂI7DRE.

Je vous ferais un présent trop funeste ; M'y pensez plus.

MÉLIDORE

Vous connaissez mon cœur, Et vous voulez? —

AÎNAXtMANDRE.

Je veux votre bonheur. Que la raison enfin vous détermine.

MÉLIDORE

Ah ! mon bonheur est d'adorer Phrosine.

( A Phrosine. )

Mais quel sujet l'irrite donc si fort?

Belle Phrosine j apprenez-moi mon sort ; D'où peut venir ce courroux qui m'accable ?

PHROSII7E.

Hélas ! c'est moi qui suis seule coupable , Et c'est moi seule aussi qu'on veut punir Par ce refus qu'an fait de jqous unir.

MÉLIDORE

Coupable ! vous ? La faute , quelle est-elle ? Qu'avcz-vous fait ?

PHROSII7E.

C'est une bagatelle i Un rien.

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