‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 164 sur 259 · ACTE III, SCÈNE m · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE m

Tiens, prends, mpncher.

(En donnant le pAnicr à Clkoa , elle laine tomber «9c botte snr.Uq^ellf eit nn portrait.)

Âh ! Dieu ! que je suis mal-adroite 1

B O & A lïTl^ , nuDiisiant la boite.

Que laisses-tu tomber ?

LISE

Donnez-moi cette boite.

Oh ! le charmant portrait ! Sa beauté m'éblouit.

LISE

Donnez-le-moi ; j'ai hâte : il sera bientôt nuit.

Mon ; je ne yis jamais plus belle mignature.

Elle est de fantaisie ?

LISE

Elle est d'apr&s nature. .

Mais rendez-Ia-4noi donc ; je dois me retirer.

Laisse-la-moi, de grâce, encor considérer.

LISE

On craint que les hrillans dont elle est enrichie M'aient sous eux quelque feuille ou mal nette ou blanchie; Et je cours de ce pas y £sdre regarder.

Eh! quel est ce portrait ?

LISE

Faut-il le demander ?

Celui de ma maîtresse.

BORAKTË.

Ah!... de celle que j'aime.'* De celle à qui je dois ?. . .

LISE

Oui, Traiment; d^elle-méme.

Mais je m'amuse trop; Torfiéyre est loin d'ici. Donnez. Je perds du tems.

DOnAKTE.

Laisse-moi ce souci.

Nous ayons un orfèvre , arrête pour ses dettes , Qui remettra la çhotse au point que tu souhaites.

LISE

Yoi^s me trompez , Monsieur.

Eh! non. Veux-tu le voir?

LISE

A-t-il du talent ?

doraute.

Tout ce qu'on. peut en ayoir.

Mais cette boite enfin , quand pourra-t-il la rendre ?

Dès demain.

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