‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 209 sur 259 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

DOaANTE.

Nous avons cessé d'être riyaux.

Rëponds-moi, toi qui fus deux ans à son senîce: Dois-je croire qu'au fond ce frère me haïsse? Que disait-il de moi? t'en parlait-il souvent?

CLITON

Vous VOUS moquez de moi , Monsieur, assurément.

Et par quelle raison ?

CLITON

Soit dit , sans vous déplaire , Vous n'avez pas de frère...

Holà ! veux-tu te taire ?

Quand je dis quelque chose, est-ce à toi d'en douter? Pour en être certain , tu n'as qu'à m'imiter. On n'a pas raconté quatre fois une histoire , Qu'elle nous semble vraie; on finit par la croire. Ainsi j'ai donc un frère , et sois prêt, au besoin , Si je t'interrogeais , à servir de témoin . Sur ce qu'a fait et dit ce frère en ta présence.

CLITON

Oh ! jamais à mentir je n'aurai votre aisance. Je m'y perdrais, naïf et rond comme je suis.

Je vous sers autrement , et du mieux que je puis. J'ai dans nos intérêts su mettre la suivante, Afin qu'à sa mdtresse elle parie et nous vante.

34o LA SUITE DU MENTEUR.

BORAïlTE.

Fort bien. Il faut partout se faire des amis. Par elle nous poumons avoir de bons avis.

Page 1