‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 254 sur 259 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

MOLIÈRE, LA FONTAINE, ISABELLE qui a

quitté son habit de jardinière.

ISABELLE

Mais quelle est donc cette folie , Et que nous a dit La Forêt ?

Comment peut-on former un semblable projet ?

MOLIÈRE

Ah! chose qu'on projette est loin^'être accomplie.

LA F019TAINE

Où sont tous nos amis ?

4i8 MOLIÈRE AVEC SES AMIS.

* MOLIÈRE

Mais ils dorment , je croi , En attendant Tinstant fatal, rhenre dernière...

LA FOI9TAIKE.

Hë ! quel ton prends-tn là , Molière ?

Ton air me cause de reffirok

MOLIÈRE

Tu ne te souviens pas de leur projet?

LA FONTAINE

Eh! quoi?....

Ah! oui,. je me rappelle, il est yrai, quelque chose; Le propos n'était pas sérieux , je suppose.

Pourquoi non , s^il Yons plaSt ? quant à moi , j'ai promis De ne pas quitter nos amis.

Je les suivrai.

LA FONTAINE

Dans la rivière ?

Oh ^ mais , c'est un peu fort aussi.

MOLIÈRE

Il ne faut que du cœur. Je viens d'écrire ici Mes dispositions , ma volonté dernière ; Si tu veux en user de la même manière ?

LA FONTAINE

Pourquoi faire? Tu 'peux disposer de ton bien; Mais , mon ami , moi qui n'ai rien , Sur rien je n'ai rien à dire.

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