‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 64 sur 259 · ACTE III, SCENE IL n · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IL n

JOURBA.IN.

Channante demoiselle !

MICHEL

On est heureux d'avoir une fille si belle !

M. DA.IGLEM014T.

Eh ! que faisâis-tu là ?

JULIS.

Qui ? moi ? je vous attends.

Avec ces messieurs^à serez-vous bien long-tems ?

M. DÂIGLEMOïïT.

Je ne sais ; nous avons des affaires ensemble ; Daiglemont s'est beaucoup endetté , ce me semble; Ce sont des créanciers quMl me laisse à payer.

JULIE

Il faut finir cela sans vous faire prier.

Ces messieurs sont des gens honnêtes , j'en suis sAre; L'exacte probité se peint sur leur figure :

Demandez-leur ; ils ont trop d'honneur , de vertu , Pour venir réclamer plus qu'il ne leur est dû.

JOURDAIN

Je dis... Mademoiselle... Oh! vous êtes bien bonne.

MICHEL

Voilà ce qui s'appelle une aimable personne.

Terminez promptement; ensuite dans Paris Nous nous promènerons ; vous me l'avez promis ; Vous me ferez tout voir, les jardins , les spectacles :

ii4 LES ÉTOURDIS.

On dit que c'est ici le pays des miracles*

Quant à moi , je conriens que je n'aurais pas cru.

En arrivant , y voir ce que j'ai dé}à vu.

M. BA.IGLEMOIVT.

Eh! mais! comme elle est gaie ! et comme elle babille t Est-il rien si léger que Tesprit d'une fille? Vous ayez vu tantôt les pleurs qu'elle a yersés.

^ r^ JULIE«

Oh! mes plus grands chagrins à présent sont passés, Et même le moment n'est pas bien loin, j'espère, Où je n'en aura! plus du tout. Adieu, mon père. Bonjour, Messieurs.

M. OAIGLEMOKT.

Bonjour.

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