‹ ŒuvresChapitre 125 sur 240 · LE CAPITAINE, LOUISA, STOCKWELL · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE, LOUISA, STOCKWELL

STOCKWELL.

Miss Louisa , je vous annonce un homme bien repentant. Avant d'oser se présenter devant vous , il m'a chargé de vous offrir ses excuses.

LOUISA

Je lui pardonne , Monsieur , pourvu qu'il cesse à l'avenir ses persécutions à mon égard; ce que je lui demande à présent, c'est de l'indifférence, et c'est aussi tout ce qu'il peut attendre de mpi. . .

STOCKWELL.

Je doute que mon jeune ami puisse et veuille jamais consentir à n'être à votre égard qu'indifférent ; l'intérêt que je lui porte , et qui est plus grand que vous ne

lyo LE JEUNE CRÉOLE.

pouvez rimaginer , me ferait souhaiter qae tous ne le traitassiez pas avec tant de rigueur.

LOUISA

Vous êtes son ami , monsieur Stockwell ; je consens que vous soyez juge entre lui et moi : vous êtes trop juste pour ne pas approuver le parti que je prends ; il est irrévocable.

LE CAPITAIKE.

Je pense que Louisa a raison , et j'aime en elle cette juste fierté. Permettez -moi , monsieur Stockwell , de vous laisser avec ma fille. J'ai commencé par me rendre à votre invitation; mais, après le danger que mon fils a couru , vous devez sentir combien je désire de Tembras* ser ; je le ramènerai avec moi ; nous retrouverons sans doute M. Belcour , et nous jouirons du plaisir de les revoir bons amis.

STOCKWELL.

Et j'espère, Capitaine , que vous me ferez aussi l'honneur de me compter parmi les vôtres.

LE CAPITAINE

Touchez-là , monsieur Stockwell ; le capitaine Dudley est tout h vous. . . du fond du coeur. Adieu , ma fille.

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