LA PARABOLE
» — On y lit : Vous devez , en tout tems ^ en tout lieir, » Aimer par-dessus tout le Seigneur votre Dieu ; » D'esprit , de cœur et d'ame il commande qu^on Taime. » Aimez votre prochain à Tégal de vous-même.
M Ainsi le veut la loi ; son texte m^est connu. Jésus dit : » Vous avez sagement répondu.
» Allez; accomplissez cette loi salutaire. »
Un docteur a toujours de la peine à se taire. Le nôtre donc insiste : «Et quel est mon prochain ? »
Jésus lui répondit par ce récit divin :
«r Un homme descendait de la montagne sainte ; » Des murs de Jéricho ses pas gagnaient Fenceinte , '» Lorsque par des voleurs il se vit dépouillé; » Ces brigands, dont le bras d'horreurs était souillé, » L'ayant meurtri , navré des coups qu'ils lui donnèrent, » Sur le bord du chemin mourant l'abandonnèrent.
» Un prêtre vers ce lieu tourna d'abord ses pas; » II vit ce malheureux... et ne s'arrêta pas.
» Un lévite à son tour vient sur la même place ; » n voit ce malheureux, Tentend gémir... et passe.
» Vint un Samaritain ; que croyez-vous qu'il fit ? » n entend des sanglots ; la pitié le saisit ; » Il s'arrête, il s'émeut; et mettant pied à terre , » Court à ce malheureux ,' entre ses bras le serre , » Le soulève , lui fait reprendre ses esprits , » Se dépouille , et partage avec lui ses habits ; » De flots d'huile et de vin baigne ses meurtrissures; » D'une main secourable il panse ses blessures ,