SCÈNE IX
STOCKWELL, BELCOUR.
STOGKWELL.
Revenons à vous , monsieur Belcour. L'essentiel en ce pays-ci, et par tout le monde , je crois, l'essentiel à votre âge est de bien choisir ses liaisons. Voulez-vous vous en rapporter à moi sur ce point f
BELCOUR
Vos amis deviendront les miens*
4o JLE JEUNE CRÉOLE.
STOCKWELL.
Eh bien ! j'aurais envie , pour commencer, de vous présenter chez la personne même dont je viens de recevoir une lettre ; elle est jeune , aimable; elle sera fort riche; elle est fille d'un homme qui est mort lordmaire de la ville de Londres. Elle demeure ici près avec sa belle-mère , dont elle n^a pas , dit-on , fort sujet de se louer. Vous ne serez pas fâché de la connaître ; et qui sait?...
BELCOUK.
Eh ! quoi ? monsieur Stockwell , pensez-vous déjà à me marier ?
STOCKWELL.
Pourquoi non.^^ Ce serait peut-être le meilleur moyen de vous rendre sage.
BELCOUR
Non , non ; il faut commencer par être sage , et je me marierai ensuite. Or, mes leçons de sagesse, c'est de vous que je veux les prendre.
Vous consentez donc à devenir mon pupille ?
BELCOUn.
De tout mon cœur ; et je vous conjure d'entrer dans vos fonctions de tuteur à Tinstant même.
STOCKWELL.
Soit.
BELCOUR
Comptez sur ma docilité.