LE CAPITAINE, CHARLES DUDLEY
LE CAPITAINE
Charles, j'apprends à l'instant que miss Rusport est là haut. Elle est venue pour voir votre sœur.
CHARLES
Et ma sœur est sortie précisément pour aller chez elle. M'allons-nous pas la recevoir , mon père ?
LE CAPITAINE
Je conçois votre impatience. Mais un mot d'abord. Avez-vous vu votre tante , lady Rusport ?^ .
CHARLESU
Oui. Mais quel accueil m'a- 1- elle fait!... Quelle dureté ! quelle froideur ! Désapprouvant le parti que vous prenez , comme si elle songeait à vous en offrir un meilleur; blâmant notre arrivée à Londres...
LE CAl^ITAINE.
Je le crois. Elle craint de nous voir. Notre présence est pour elle un reproche.
CHABLES
Je m'en suis aperçu. D^où lui vient , en effet, sa première fortune P de ce que ma mère-, sa sœur , a été déshéritée par son père pour vous avoir épousé sans l'aveu de ses parens. Ma chère tante n'a fait nulle difficulté de s'enrichir des dépouilles de sa sœur; elle a encore osé , devant moi , faire un crime à la mémoire de ma mère de ce qu'elle appelle sa mésalliance ; elle a , dit -elle, hérité de tout le juste ressentiment de mon grand-père; elle veut dire de tout son bien.
LE CAPITAINE
Je suis (âché de vous avoir fait faire cette démarche auprès d'elle. Nous n'en devions rien attendre.
CHARLES
J'ai vu d'autres personnes qu'on m'avait indiquées , et qui devaient vous faire prêter de l'argent sur votre paie...
LE CAPITAINE
Eh bien ?