ACTE II, SCÈNE XIII
BELCOUR
Vous lai parliez du capitaine Dudiey, je crois ?. . . Vous disiez quMl a des peines !. . . Puis-je vous demander quelle en est la cause ?. . .
FULMER,
Oh! vraiment!.., il est vieux et pauvre, deut fâcheuses maladies!... Il est sur le point de rejoindre son régiment , à ce qu'il m'a dit , et pour cela il aurait besoin de faire un emprunt sur sa paie.
BELCOUR
Eh bien !. . . il faut qu'il le fasse ; où est la difficulté.^. . .
FULMER.
Oh! Ton ne trouve pas si aisément de l'argent à emprunter; De plus , comme il doit aller dans un pays qui est assez mal-sain , on craint de perdre ce qu'on lui aurait avancé.
BELCOUR
Votre Londres est donc une maudite ville où régnent la dureté de coeur et l'égoisnie ; il ne s'y fait donc jamais une bonne action P • . .
FULHER.
Monsieur est nouvellement arrivé dans ce pays-ci , à ce que je vois ?
BELCOUR
Tout nouvellement.
FULMER.
Eh bien ! Monsieuri il est vrai que les bonnes actions
n'y sont pas communes ; mais pour de belles paroles , pour des discours pleins de sensibilité , il ne tient qu'à vous d'en entendre beaucoup tous les jours.
BELCOUR
Le capitaine est-il au logis ?
FULMEB.
Je crois qu'il est là haut pour le moment.
BELCOUR
Youdriez-vous prendre la peine de lui dire de des-cendre ? j'ai besoin de lui parler.
FULMER.
Je vais vous l'envoyer sur-le-champ. (Ap«rt.) Qu'estce que c'est que ce jeune homme-là ? Je suis à présent aussi curieux que ma femme de le connaître ; j'en viendrai à bout, sur ma parole.
( n tort. )