ACTE II, SCÈNE XVL
Sénëgambie , sur la c6te d^ Afrique , mais je crains bien de ne pas réussir dans ce projet. s
. BELCOVa.
Pourquoi , Monsieur F
L£ GAPITAIVE.
Pourquoi?... Vous me permettrez de yous dire qu'avant d'interroger quelqu'un, il iaut le connaître un peu mieux.
belcoub;
Ah ! pardon ; je suis loin de vouloir vous offenser.
LE CAPITAINE, Ifnti
Ce jeune homme est indbcret ; mais il parait honnête.
BELCOUB.
Excusez-moi en faveur de mon intention , et permettez-moi encore de vous demander ce qui vous fait désespérer du succès de votre entreprise.
LE CAPITAINE
Une raison assez simple, et fort ordinaire k nous autres soldats , le manque d'argent ; voilà tout.
BELCOUB.
Une seule question encore, et j'ai fini. Quelle est la somme dont vous pouvez avoir besoin ?
LE CAPITAINE
Je ne pense pas qu'il soit fort important pour vous de le savoir, et il me serait difficile de vous le dire d'une manière précise ; cependant je crois qu'à peu près deux cents livres sterling me suffiraient.
BELCOOR.
Parbleu ! voici qai est heureux ! ... Il se trouve justement que je puis disposer de cette somme de deux cents livres sterling ; je vous en accommoderai dans des termes faciles , et dont j'espère que vous serez content.
LE CAPITAINE
Plalt-il, Monsieur?... Puis-je croire que vous soye& dans la disposition ?. . .
BELCOUR
Pourquoi n'y serais-je pas ? D'où vient votre surprise ? Est-il si rare, dans ce pays-ci , qu'un homme veuille en servir un autre ?
LE CAPITAIIïE.
Dites-moi du moins. . . Puis-je savoir à qui je parle ?.. Vous proposez cela pour faire une affaire?...
BELCOUR
Oui , une affaire , une affaire excellente pour moi.
LE CAPITAIÏ9E.
Vous ne paraissez cependant pas être , par profession i un prêteur d'argent ?
BELCOUR
Par profession?... non pas précisément. Tenez, Monsieur, si vous voulez parcourir ce papier, il vous expliquera dans quels termes j'entends traiter avec vous ; pendant que vous le lirez , j'irai à la maison pour...
LE CAPITAII7E.
Chercher de l'argent , peut-être ?