ACTE IV, SCÈNE IV. iSg
CHARLES
Celui qui insulte cette jeune personne est un misérable; défendez-vous, vous dis- je.
(Il ne tire T^pce qn*à demi. )
BELCOUR
Je suis prêt à vous faire raison.
CAARLES.
Je ne me trompe pas; votre nom, je crois, est Belcour ?
BELCOUR
C'est moi-même.
CHARLES
Etrange, inexplicable conduite que la vÀtre ! Vous vous montrez à-la-fois généreux et vil ! Je vois en vous le bienfaiteur et le persécuteur de ma famille : c'est Charles Dudley qui vous parle , le frère , le protecteur de cette jeune personne que vous avez effrayée , insultée...
Le frire ! ... Ah ! donnez- vous votre véritable titre !.. .
CHARLES
Qu'est-ce que cela signifie ?. . . Vous avez employé le mensonge pour noircir la réputation de ma chère Louisa. . . Vous vous êtes vanté de lui avoir donné des diamans : quel était votre but? Comment vous justifierezrvous ?...
BELCOUR
Vos questions viennent trop tard ; le nom de Belcour et la qualification de misérable ne se sont jamais trou-
i4o LE JEUNE ChÉOLE.
vés ensemble. . . Si vous m'aviez interroge ayant de prononcer cette parole inconsidérée, j'aurais peut-être consenti à vous répondre ; mais à présent je n'ai point d'explication à vous donner ni à vous demander... Défendez-vous vous-même.
( Toas deux mettent l'ëpée à la main et se battent. )