I. « Nos maximes, » dans les éditions de 1 818 et de xSsS
9. « Le titre d'honneur de la marquise de Sablé, dit V. Cousin dans Madame de Sable (1869, p. 106), et qui soutiendra son nom auprès de la postérité, est d'aroir donné Tessor au genre des pensées et des maximes. Elle-même s'y essaya. Ce genre, en effet, sortait naturellement de la disposition de son esprit, de sa situation, de ses habitudes.... Tout son génie était le goût et la politesse; elle aimait à réfléchir; elle arait soixante ans en 1659^ elle connaissait parfaitement le monde, et ses observations lui suggéraient des pensées qu'elle se plaisait à communiquer à ses amis, La RocHBiovcàULu. m, 1 10
Tôâï i"^ P'"" ^^ ^^- '* ^°*^ j'*'* **'^ "'^'^ honneur qne je ne lei ai point fait copier, quoique * je fasse fort en àioit de le faire, et je vous assure de plus que je l'aorois fait, ii je n'espérois que voua * consentirez à me les donner. Je vous mènerai, quand il vous plaira, M. de Corbinelli *, qui meurt d'envie de vous montrer quelque chose. Vous nous avez fait un cruel tour i M. l'abbé de la Victoire* et i moi: vous le réparerez qaand il vous plaira. Je^ pensois vous rendre moi-même hier vos maximes,
comme nue «ute do retour innocent «ur le pauê de leur vie, et comme nne matière à dei eatrelieni à Im foi* lërieux et tgréiiblei. h Voyez, BU tome III de TaUemant det aéaux, p. i54-i56, la note de U. Paulin Parii lur Hme de Sablé et lur la part qu'elle prit à la eompotition du Uttc dei Maximti de la IloehifoaeaiUil.
3, La Rochefoucauld a écrit, par inadTertance, quojjt (aie).
4. Aprèi ¥oiu, il y a j-, bifW, et il «t reil* une Tirgnle aprti
6. Jean Corbinelli (Cwtiwtij, dam l'original}, d'une fkmille florentine reuue en France i l'époque de* guerrei de religion, on dei amîi et de» eorreipondant* de Hme de S^rïgnd et de Biimj Rabulîn, et parent du cardinal de Reti, dont il publia la généalogie (1 Toluaiea in-j", 170S). C'était un épicurien aimable et fort recherché. Hme de Grignan l'appelait ■ le mjitiqne du diable, s Né en t6i5, il monmt en 1716, donc âgé de plu* de cent ani. Voyex la Koliet de H, P. Uetnard iw Mme Jt SMgni, tome I de* Lttlm, p. 14& ei luitaniM.
6. Claude Durai de Conpeauville, nommé, en i63g, à l'abbaje de la Victoire, prèi de Senlii (Oi*e), mort en 1676. ■ Pin* occupé de littérature que de théologie, dit de lui V. Coniin (MaJam* de Salle, p. 33s], et cminaiuant mieux Cioéron que uint Anguetin, > il éuit furl lié avec Hme de Sablé, li bien que Tallemant dei Héaux a rapproché ieuri nom» dani nne mtme notice {B'utarulteë axxxicxxni : La marfuUe de SahU. Caibi à» la FîtloUe), Il y a de loi, danaletome Vdet PorttfimlUi de reliant {îol. 307 etiuÎTanta), nn certain nombre de traduction* d'épttre* de Qcéron.
7. Cette demîAiephrwe e*t ajoutée à la précédente, «prè* un parafe, unanlinéa.
Jb suis bien ftché d'avoir appris par M. Esprit qae TOUS continuez de *■ faire les choses an monde les pins obligeantes pour moi; car je voolois être en colère contre TOUS de ne me fiiire jamais réponse, et de dire tons les joors mille maux de moi à la Plante '• J*ai quelquefois envie de croire que c*est par malice que vous me faites tant de bien et pour m*6ter le plaisir devoir sujet de me plaindre de vous. Au reste, M. Esprit me mande qu'il est ravi de quelque chose que vous avez écrit * : je vous demande en conscience s'il est juste que vous écriviez de ces dioses-là sans me les montrer; vous savez avec combien de bonne foi j*en ai usé avec tous, et que les sentences ne sont sentences qu'après que tous les avez approuvées. Il me parle aussi d'un laquais qui a dansé les tricotets^ sur l'échafaud où il alloit être roué : il me semble que
Lams 64. — ParUfmùUêê dm Vélmu^ tome II, fol. 1 13 et ^tno^ aotographe ; au dof : < M. de la Roehefoucanlt ; » caehets conter* vÀ. Publia dant lei ëdtdont de iSiS, p. aiS,de iSiS, p. 444i ^ 1S69, p. Soi, et dant Jâ^iamê deSmUé^ p. 601.
I. Q»a^<>at oontinnieK de. (iSiS, iSs5.) Qoa vont eontinoca A. (1S69 et Mmiamê é$ Sablé.)
a. Voyez cî-dettnt, p. 140, Uurê 5S, note 7.
3. Il t*agtt tant doute ici ou de qnelquet maximet ou du moroeaa tor Pjimiisé qui te tronre dant le tome IX det Papiers d$ Comrart (fol. 17$), et que Y. Coutin a donné dant Madame d$ SahU (1S69, p. III et lia), ou encore de l'ourrage tur VÉdaaaiiott des emfamts (vojeK p. i39, Uiire 54 ; et p. i5o, ieitra 65).
4. Etpèce de dante du tempt, de trèt-me alivre : vojes la ieitra 66 ^ p. i54« Scarron dit, dant la Belle danse :
m Lm ineesets «t la CMMadie, Le tréioMitmwit «t le nat, Ce Mut les betax pet qa^il Toat Ibat 1 Ua laquait ▼ont les paat appiea^rt. •
Le ttOB de eette dante ett dant let Ifoëls èoarpdgnoiu de la Monnoie : Tojex le Noël t, et Tarticle'TnicdTAi dant le Glossaire qui tnit let âfails (4« édition, i7ao, p. 38;).
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t4S LETTRES,
yoi\à jatqo'où la philoiophie d*oii laqtiaii* méritent d*aller; je eroif qne toute gaieté* en cet état^là voua eit bien anapecte. Je penaoia avoir bientôt Tbonnenr de vona voir; maia mon voyage eat un pea retardé. Je vooa batae trèa-bnmblement lea maina»
A Vertoril, le 17 d'août ^ Suêcrtptton : A Madame Madame la marqniae de Sabié«
« Cl qni fait tout le mécompte que noua voyona dana la reconnoiaaance dea hommea, e*eat que Torgueil de celui qui donne et Torgueil de celui qui reçoit ne peu* vent convenir du prix du bienfait ^ *
«( Ija vanité et la honte et aurtout le tempérament font la valeur dea hommea et la chaateté de$ femmea, dont on m/me tant de bruit*.
« Il y a dea gêna dont tout le mérite conaiate à dire et i faire dea aottiaea utilement et qui g&teroient tout a*tla changeoient de conduite*,
« On ae conaole aouvent d'être malheureux en eflet par tm certain plaiair qu'on trouve à le paroltre *•
6. P'^Ut, au Jiea de laquaU, d«ni rëdition de 1869, 6, Aprèf gaieté^ Il Y •, datif le iBâiittferit, tsti mot h\(îé^ lUmlile. 7« DÎuM Uf éditiofit Atit^riettref^ « le 97 d^aoilt n, LsmiB 6S. ^ Herue wt nti autogniphe qui a éxé n^eemment tt%» titoi à là Bibliothè(|iie natunuile (roye» ci-aprèf, note 17); rien au dof;eaeliett eoiMerr^, Publiée dam lef ^ditiont de 1818^ p« «Bo* de t%%!i^ p. 467, de 1869, p, 338, et datif Madame ds Saèié, p. 614. f , C'eft tme rariante à la nuwimê aa5 (tome I, p, i ao et note ^), %, Variante à la /mmims aïo (tome I^ p* 1189 S19 et note f). 3, Ceft la mawimê i56 (tome l^ p, 94 et note t). 4« âiaasims Sy%^ avec #/i fiff'et de plu» (tome ip p, «49 ^ aote i)*
LETTRES. t49
« On admire tout* ce qui éblouit, et Part de savoir 7^53' bien mettre en œnvre de médioores qualités dérobe Teatime, et donne souvent plus de réputation que le vé« ritaUe mérite*.
« L'imitation est toujours malheureuse, et tout ce qui est contrefait déplah avec les mêmes choses qui char^ ment lorsqu'elles sont naturelles ^.
« Peu de gens connoissent la mort ; on la souffi^ non par la résolution *, mais par la stupidité et par la cou* tume, et la plupart des hommes meurent parce qu*on meurt*.
« Les rois font des hommes comme des pièces de monnoie : ils les font valoir ce qu'ils veulent**, et on est forcé de les recevoir selon leur cours et non pas selon leur véritable prix''. »
Voili tout ce que j'ai de maximes que vous n'ayes point. Mais, comme on ne fait rien pour rien, je vous demande un potage aux'* carottes, un ragoût de mouton et un de bœuf» comme ceux'* que nous eûmes lorsque M. le commandeur de Souvré'^dtna chez vous, de la sauce verte, et un autre plat, soit un chapon aux pruneaux, ou telle autre chose que vous jugerez digne de
5. Le premier I de ioni turcliArge uu /*, comme ai ou «vAÎt voulu d*abord écrire fort^ qui est la leçon det quatre éditions antërieuret.
6. JlfojrîiM i6a (tome I, p. 96 et notes a et 3), avec ce oommen* cément de plut : « On admire tout ce qui éblouit, et. •
7. Cest la m«jri«« 6iS (tome I, p. a6i et notes i et s). S. l>ans les éditions de 1818 et de i8s5,^flr rrWttf/oM,