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3. I,e premier ^iliitHr ni. 1 Gourrille, compmmii dnn- ' •orti de France di''« 166) wi Mémoire, p. 36» *' que l-homma m qu*""»»
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j^^. meurer tout Thiver, si ee n^est qu*il aille en votre voisinage *, pour peu de temps, voir un homme avec qui il a des affaires. Il ne m'a point mandé s'il est content ou non de la condition que Ton lui veut faire. Je crois que l'affaire de M. Foucquet ira plus vite qu'on n'a cru*^. On met toutes les maisons et toutes les terres des tréso* riers de France à bail judiciaire ^ J'ai dit à un de vos gens, depuis huit jours, tout ce que je savois de nouvelles en ce temps-là. Il n'est rien arrivé depuis qui
4. C'est-à-dire en Bourgogne. Guitaut ^tait alors dam cette prorince, au château d^ÉpoÎMe, à trois lieuei d^Avallon, bailliage de Semur-en-Auxoii. Ce château » ancienne baronnie ërigëe en marquisat (16 x 3), était entre dam la famille de Peiclipeyrou-Commingei par le mariage (1661) de Guillaume, le correspondant de notre auteur, arec Madeleine de la Grange-d*Arquien, marquise d'iLpoitie, qui mourut en 1667, léguant lei biem à ion mari. Voyez le Dieiionnaîr$ d'Expilly^ tome II, p. 753.
5. Nicolas Foucquet, arrêté à Nantei le 5 septembre 1661, était alori enfermé à la Baitille. Lei débats de ion procès l'ourrirent le 14 norembre 1664 et durèrent jusqu'au 4 décembre. Dans la lettre de Mme de Sévigné citée plus bas (p. 17$, note 7) il est parlé A la fois de la seconde audience du procès et de l'échec de Gigeri. On sait que l'arrêt de bannissement prononcé le 30 décembre, par treize voix contre neuf, fut aggravé par Louis XIV, qui fit emprisonner l'ex-snrintendant au château de Pignerol, où il mourut le a3 mars 1680. Le tome V (fol. 34o-353) de ces PortefeuilUê de Vallant où se trouvent les autographes d'une grande partie de nos lettres, contient une série d'instructions données par Foucquet, en vue de sa défense.
6. Le M bail judiciaire » est défini par Furettère « celui qui si* fait en justice des biens saisis 0. Notre auteur touche ici, en passant, aux opérations de la fameuse chambre de justice qui avait été instituée, après l'arrestation de Foucquet, pour la recherche des abus et malversations commis dans les finances depuis i635. Dès la même année, 1661, tous les comptables, les fermiers et leurs oofntéressés avaient été sommés de présenter un état de leurs biens avec justification d'origine, sous peine de confiscation, et, pour parer ù l'artifice des substitutions, toutes les transactions faites par les gens de finances, depuis i635, avaient été invalidées.
mérite d*étre écrit. Le Roi est à ViUeT8-G>tteret8 et en ' reviendra jeudi ^. Uami' que tous avez laissé ici dans une assez méchante afiaire est toujours de même avec ceux qui se sont déclarés ses ennemis de tous sexes et de toutes professions; il a eu une longue conversation avec votre patron*, qui en paroît assez satisfait. Je pourrai peut-être vous en dire davantage à mon retour. Je m*ennuie pour le moins autant ici que vous faites à la campagne, et je voudrois de tout mon cœur être à Époisse^*. Je vis hier une dame qui vous a estimé, ce me semble, plus qu'elle ne fait. Nous dîmes pourtant du bien de vous; mais je crois qu'elle n'y a pas trouvé tout le mérite qu'elle pensoit. Ce que vous me mandez du camarade d'un de nos amis éloigné a plus fait de bruit, il y a quelque temps, qu'il n'en fait à cette heure, et on ne croit pas que cela produise rien de considérable. On a parlé du mariage de M. de Savoie et de la cadette Mlle de Nemours, comme d'une chose faite. On
7. « Sur la fin de septembre, écrit Mme de Motterille, à la date de 1664 (tome IV, p. 357), Monsieur et Madame allèrent à Villers* Cotterets. La Reine mère, par complaisance, y alla aussi et j fut deux jours. A son retour, le Roi y fit un royage.... » U 7 demeura cinq ou six jours, dit Mademoiselle, tome IV, p. ao.
8. L'éditeur de 1814 met encore ici, entre parenthèses, Gour- 9iUe\ il semble effectiTement que, cette fois, c'est bien de lui qu'il s*agit. Avant de quitter la France, Gourville s'était retiré en Angonmois auprès de notre auteur (vojez ses Mémoires^ p. 36o et 36i, et la lettre suivante, note i); pendant ce temps, sa maison de Paris était occupée par des gamisaires, et lui-même, condamné comme contumace, était pendu en effigie.
9. Cest-à'dire le prince de Condé, auquel Gourville ne rendit pas moins de services financiers qu'A la Rochefoucauld lui-même. Où et à quel moment cette conversation a-t-elle pu avoir lieu en 1664 ? Les Mémoires de GourpiUe ne nous parlent (p. 363) que d'une entrevue secrète de Tannée i663, ménagée par Guitaut lui-même, à Dijon, entre Gourville et Monsieur le Prince.