AU COMTE DE GUITAUT
Du camp devant TlsleS ce %o d'aoât.
Ni eroyez pas que je vous oublie jamais* Ce n'est pas pour être meilleur que les autres que je vous dis ceci, mais parce que je ne serai jamais assez heureux pour que la tête me tourne. J'ai reçu deux de vos let-
geiif de qualité entraMent dans la oompagnie colonelle pour j porter le mousquet* Il j en eut jusqu'à lotxante, dont plnaieurt ont été depuU ofilciert g4<n(;raux, comme MM. d'Atbret, de Fenquièret , de Crcftan, la Rochefoucauld, etc...« Le Hgiment Ût ia première cam* pagne en i5f>7, et te ditlingua fort aux ftiégen de Tournai, deDooai, de Lille.... > Le marquis de Dangeau le quitta en 1670, pour all^r ambassadeur extraordinaire en Su/;de; il fut remplace par rancien lieutenant-colonel Martinet, qui fut tué en tfyy^.
5. La paix de Breda, entre F Angleterre, la France et la Hollande, fut signée le 3i Juillet de Tannée 1667.
Lanna 94. — Publiée pour la première fols dans le recueil de Lettres inédit ta de Mme dtf Sévigné (Klostermann, p. 383; Bossange, p« 997). Cette lettre a été écrite, comme la précédente, ^n lO^i/^ ttu cours de la guerre dite des droite de ta Reine, Le iG mai da ceitr année, les armées françaises avaient enralii les Pays*Bas espagnol«< et att commencement de juillet, apW'S aroir pris Binch, Cliarleroi, Ath, Tonmai, Douai, Courtrai, Oudenarde, le Roi arsit mis le siège detant Lille, que défendait le comte de Brouai. La lettre de fa Rochefoucauld est postérieure de deux jours seulement è l'ouverture de la tranchée, qui se fit le 18 août. La place se rendit le 38. VoyeiSfontffiat^ tome III, p« 143-145.
I. Les deux éditions antérieures ont ici, comme plus haut (p. 184, ligne 1), et évidemment d^aprèi les autographes, f/sU, pour tau.
Ires depuis quatre jours, et il ne se peut rien ajouter à Tos soins. Je crois que vous serez bien étonné de savoir que je suis volontaire depuis six semaineSi et que je fiùs tout comme ceux qui se portent bien. Monsieur le Due* nous a fait grand'peur : il a eu la fièvre deux fois vin^^t^ qualre heures, continue et très- violente ; elle le quitta hier. Je ne sais si on le portera à Tournai, ou s'il de^ meurera au camp. J'ai été d'avis que Ton prît par écrit Favis des médecins et qu'on le suivit exactement. M. de BrioUe ' m'a dit qu'il se serviroit de cela pour demander un congé. A{^remment ce mal n'aura pas de suite^ et vous seres libre de venir ou de ne venir pas» le ne doute pas que Iklonsieur le Prince ne soit parti sur le bruit de la maladie; mais je crois qu'il ne continuera pas son voyage, sachant que Monsieur son fils se porte mieux ^. Puisque vous voulez savoir des nouvelles de mon abbaye, j'ai eu celle de Fonfrède*, en Languedoc, avec récottomat; elle \'aut quinze mille livres de renie*; elle est pour celui de mes eurauts que vous connoi^z
». Henri-Jules de Bourbon, duo d^Eiigliien, Gh du grand Goiidë, Ne en l643t il avait épousé, en i663, Anno de BaTtère^ fille du prince Palatin du Rhia; il inourut en 1709%