I. Mme de la Fayette : voyez p. aoo, lettre 97, note
a. Louit Motîer, lilt aiué de Mme de la Fayette. Il fut ppurvu de plusieurs ablioyes, entre autres de celles de la Grènetière, dans le diocèse de Luçon, et de Valmont, dans le diocèse de Rouen ; son grand-oncle, François de la Fayette, ëvéque de Limoges, qui avait étë premier aumônier d*Anne d* Autriche, se dëmit, en sa faveur, de celle de Dalon, dans lo diocèse de Limoges, au mois de décembre 1675.
3. Probablement la fiuBeuse lettre <^urite a Goulanges le ai joilltt 1671, et dite c des foins ou de la prairie ; » elle se trouve au tome II
ao6 LBTTRBS.
- j payée ; mais qui nous payera le temps que nous passons ici sans vous^? Cette perte est si grande pour moi, que vous seule pouvez m'en récompenser; mais vous ne payez point ces sortes de dettes4à ; j*en ai bien perdu d'autres, et, pour être ancien créancier, je n'en suis que plus exposé à de telles banqueroutes.
L'affaire de M. le chevalier de Lorraine' et de M. de Rohan est heureusement terminée; le Roi a jugé de leurs intentions, et personne n'a eu dessein de s'of- * fenser*.
Monsieur le Duc "^ est tevenu ; Monsieur le Prince
des Lettres de Mme de Sévignè (p. ft9t-a93). Nous Tojonn» par un billet de Mme de Coulanges, qui est au tome III du même recueil (p. 198 et 19g), et qui est date du 10 avril 167$, que, dans les preniert moi» de l'annëe où ^orit la Rochefoucauld, on demandait des copies de cette lettre aux amis de Tillustre ëpistolière ; on peut supposer qu'on lui en demandait aussi à elle-môme» — ^ Philippe- Ëtnmanuel, marquis de Coulanges, maître des requêtes, auteur d'un recueil de ohahsons (1698), ne vers 1 63 1, mort en 1716, ëtait cousin germain de Mme de Sëvigné. Il avait ëpotts^ Marie-Angélique du Guë, fille du sieur du Gué-Bagnols, maître des requêtes, mort en 1657. Sur les Coulanges, voyez la Notice biographique de M. P. Mesnard, au tOïne I des Lettres de Mme de Sévigrié^ p. 9 et suivantes.
4. Mme de Sëvignë ëtait alors en Provence, auprès de sa fille, Mme de Grignan.
5. Le favori de Monsieur, Philippe» chevalier de Lorraine, second iîls du célèbre comte d'Harcourt. On sait qu'il fut soupçonné d'avoir pris part à l'empoisonnement auquel on attribua la mort de Madame Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans : voyez les Mémoires de Mademoiselle^ tome IV de l'édition de M. Chérucl, appendice vu (p. 65i-556). Né en 1643, il mourut en 170a.
6. Il s^agit ici de ce jeune et brillant chevalier Louis de Rohan, qui eut la tété tranchée l'année suivante (^7 novembre 1674), pour avoir formé le projet de soulever la Normandie et de livrer Quillebeuf aux Hollandais et aux Espagnols. Il s'était vanté faussement d'avoir, un jour, étant a cheval, fk*appé de Sa canne le chevalier de Lorraine ; il fut obligé de se rétracter.
7. La duo d'ËDghien : vojeE oi«desaiu, p. i^S, lettre 94, note a, et p. 199, lettre 96, note a.
LETTRES. ft07
arrive dans deuji^ jours* : on espère la paix ; maii '^^7$ vous ne revenez pas, et c^est assez pour ne rien espérer*.
Quoi que vous me disiez de Mme de Grignan**) îe pense qu'elle ne se souvient guère de moi; je lui rends cependant mille très^humbles grâces, ou à vous^ de ce que vous me dites de sa part. Ma mère^^ est un miroir de dévotion i elle a fait un cantique pour ses ennemis, où la reine de Provence ^* n*est pas oubliée. Embrassez Monsieur Tabbé ^* à mon intention, et dites-
8. Ce$ deux princct revenaient de la oaœpagne inaugurée par le fameux paitage du Rhin.
9. Ou n'eut pas la paix en effet ; il n*y eut que l'électeur de Brandebourg, Frédëric-Ouillaume, qui, voyant lea progrès des armes françaises en Westphalie, abandonna momentanément ses alliés les Hollandais » pour conclure un acte de neutralité (avril 1673). Condé, fort goutteux alors, fut envoyé en Hollande contre Guillaume d*Orange. Les événements les plus importants de la nouvelle campagne furent, en 1673» la prise de Maestricht, et, en i674« la bataille de Senef.
10. Marguerite-Françoise de Sévigné, née en 1648, morte en 170S. KUe s'était mariée, en 1669, au comte de Grignan, lieutenant général de Provence. La Rochefoucauld l'appelait « la troisième côte de M. de Grignan, » parce que celui-ci l'avait épousée en trouièmes noces. Voyez â/mê de Sévigné^ lettre du 4 décembre 1668, tome l, p. 53o.
11. Françoise de Montallais, veuve depuis i665 de Jean de Bueil, comte de Marans, grand échansonde France. Elle appelait la Rochefoucauld son fils {U tiret de Mme de Sévigtté^ tome II, p. i4o- 149, et p. 179). Mauvaise langue et criarde, elle avait mérité que 31 me de Sévîgtié et sa tille lui appliquassent le sobriquet de méchante fée Merluêtnê, Kile avait été la maîtresse de Monsieur le Duc, dont elle eut, en 1668, une fille, légitimée en 1693 , et qui épousa, en 1G96, Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de Lassay, auteur d'un livre de mélanges, intitulé : Recueil de dl/férentet choses.
19. Mme de Grignan : voyez Mms dé Sévigné^ tome II, p. 46, note 4; p« 14^ «t i4i# notes 4 et 5.
i3. Christopha de Coulanges, abbé de Livry, oncle de Mme de ftévigné, dont il avait aussi été le tuteur; voyez II Notice (p, «3 et 94} en tête du tome I des Lettres de Mme de Sévigné,
aoS LETTRES.
j^ « lui qa' après le marquis de Villeroy**, je suis mieux que personne auprès de M. de Coulanges^'.
Si vous avez des nouvelles de notre pauvre Corbinelli*' , je vous supplie de m* en donner : j'ai pensé effacer Tépitliète, mais j'apprends toujours, à la honte de nos amis, qu'elle ne lui convient que trop.
i4' François de NeafTille, marquis et plus tard duc de Villeroy, raarëchal de France en 1693, puis nommé, dans le testament de Louis XIV, gouverneur de Louis XV; on rappelait souvent U Charmant (Lettres de Mme de Sévigni^ tome III, p. 169, i63, etc.).
i5. Sur les rapports du marquis de Villeroy avec M. et Mme de G>ulanges, voyez les Lettres de Mme de Sévigné^ tome III, p. 74 et
16. Sur Corbinelli, voyez ci-dessus, p. 146, lettre 63, note 5. Nous savons par Mme de Sévignë (tome III, p. 190 et p. 911) que Corbînelli était fort pauvre, et que le cardinal de Retz {ibidem, tome V, p. 5o6, 5io et 5ii, 562-564) lui fit une pension de deux cents pistoles.
LBTTRBS. 109
tOa* ^ M40ÂMB OB ROHàN, ABBBSSB OB MÂLNOUB^ 7^ ▲U DUO DB L4 BOCaBroUGAULD.
[1674.1 Jk vous l'^uvoio vtM Mrtxim^s^ Mimsieur, rn xtius on rond«iU
dtim ito^rt» it^mt /, fi, 387-181^*»)
Limui io«. — Vo7<'i« au tom« I^ la nott» i de la pag« 387, dont H Ikut modifier aiuii !<» oomtufuctt^mt'nt : « Rt'Yut» tur la copî«» qui et! dau» l« tomr XIII (11» aclu«>l S4««),tu-f^, drt P«f*t*r$ iAp <VNirar#, )^ la DiblioUi^que dt TArufiial, p. ii83 ft Ii84« » I«a \HXTt eftt iiititul<<<», ««n t4le de la copie : « iMiw d«« Madame de Rohan, abbeMe de Malnoue, à M, le duo de la Rochefoucauld , en lui reuToyanl le» maxîwei pi^oi^detilea» » G^i maximea ont M mal relîi^ea daui le manuacrit : ellet j «ont plaoï^ei aux page» ti8S et 1186^ apr^i notre (Hirt to3 \ et ellei derraient ^tre ou avant notre /efire 101 , ou À la luite, avant la rt^pouAe de la Rooheitnicauld (io3)» Ce «ont, diapré» Tonlre de notre «^dttion, les maxinet 34a-38$ ^ entre la 3<^(>* et la 3(^7* ett iutercal^^e une maxime posthume (&5(>); Ji la place det 371* et 37S* tont le» deux maximet ftupprimtk^t 640 et (>i|i. Cette copie de« maximet nom ofh^ quelques variantes, qui n^ont pas M indiquées au tomo I : 3$5, « dont on est aniigt* quelque temps » \ 3S(i, « On ne lone d^ordi* naire a ^ 357, ^ ^^* petites choses a (vttyca la note 3 de la pa({e t(^^) ; 3^9, « jaloux de oe qui donne sujet de Tétre a ; 3fiS, « la raison doit nous rendre m<$uagers de notre bien et difllciles à tromper, et il faut que la nature nous fasse uattre vaillants et sincères a ; $5(^ (piMthume), « que lorsqu\ui ne parle que dt peur de se taire ; 363, « que nous les voulons bien montrer a. Devant plusieurs maximes sont des chilTres se rapportant sans doute au texte manuscrit que Tauteur avait communiqu<f à Mme de Rohan,
t. Sur Tabbesse de Mahioue et sur la date probable de cette lettre et de la suivante, voyea au tome I, p« 387, note t, et p« 388, note 6.
a« Dans notre texte de la lettre, au tome I, il faut lirci p, S87, ligne 4 : <t en vous en rendant », et supprimer la note a ; p, 388, ligne ao, lira x « I/accent du pa/s où ron est né a i p. 389, Un : t tout ce qu^on peut dire de plus avantageux a, et supprimer la note 7.
La ItocmrotiOAt'LD, m, t t4
aïo LETTRES,
f03. — IiB DUC OE LA ROCHEFOUCAULD A HADAMK
DE ROHAIf.
Quelque déférence que j*aie à tout ce qui vient de vous, je vous assure, Madame, que je ne crois pas que les Maximes méritent Thonneur que vous leur faites. Je me défie beaucoup de celles que vous n'entendez pas, et c*est signe* que je ne les ai pas entendues moi-même. Taurai Thonneur de vous en dire ce que j*en ai pensé, dans un jour ou deux, et de vous assurer que personne du monde, sans exception, ne vous estime et ne voua respecte tant que moi.
lo4« — A LA MARQUISE DE SABLÉ.
Je vous envoie, Madame, les maximes que vous voulez avoir. Je n*en ai pas assez bonne opinion pour croire que vous les demandiez par une autre raison que par cette politesse qu'on ne trouve plus que chez vous. Je sais bien que le bon sens et le bon esprit convient* à
Lkitbi io3, — Revue «ur la copie qui «e trouve au tome XIII (p. II 84) <lu recueil in-f» àe% Papiers de Conrart^ à la Bibliothèque de l'Amenai; puhll/;e,& la «ulte de notre lettre ioa,dani IVdition de 18^9, p. 356. Cent la rdponve à la lettre précédente.
I. On a ajouté k tort un devant signe ^ et, & la ligne luivante, lupprimé en devant dire^ dam l'édition de 18^9.
Lkttab 104. — Portefeuilles de ballant ^ tome II, fol. i5», aotograplie; rien au don; cachet! â demi lacéréi. Publiée dans les éditions de 1818, p. 237, de i8a5, p. 469, de 1869, p. 3^8, et dans Madame de Sablé^ p. 5ii. — Nous avons la réponse de Mme de Sablé ; au lieu de la renvoyer à V Appendice, nous la plaçons â la fuite de cette lettre; de mArae qu*avant la réponse (fo3) du duc de la Rochefoucauld, nous avons donné son rang et son n* (toi) à la lettre de Mme de Rohan.
I. Dans rédition de 1869, on corrigé confient en conviennent.
ions les ftges; mais les goAts n'y oonvieimeat pas ton- ~
jours, et ce qui sied bien en nn temps ne sied* pas bien ^ «n an autre. Cest ce qui me fait croire que peu de gens sarent être vieux'.Jevoas supplie trës-huujilement de me mander ce qu'il faut changer à ce que je vods en- Yoie. Mme de Fontevraoi* m'a promis de m' avertir quand elle irait chez vous. Je me sais tellement paré devant elle de l'honneur que vous me faîtes de m'aimer, qu'elle en a bonne opinion de moi. Ne détruisez pas votre ouvrage, et laissez-lui croire lâ-dessus tout ce qui fiatte le plus ma vanité.
Ce a- août [1675'].
■ La confiance fournit plus à la conversation que l'esprit*.
Cl L'amour nous fait faire des fautes comme les autres passions; mais U nous en fait faire de plus ridicules^. • Peu de gens savent être vieux*.
■ La pénétration a un air de prophétie qui flatte plus