‹ ŒuvresChapitre 162 sur 205 · Benjamin de la Rochefoucauld, baron d'Estissac, oncle · texte numérisé non relu

Benjamin de la Rochefoucauld, baron d'Estissac, oncle

APPENDICE I. i35

Thuillin et Malbasty, pour être par nous ends, et nous oondnîre ^^ par les lieux où a passe ladite dame; et que ce qui a empftchë lui déposant de dire les choses ci-dessus au nomnoë la Grange, (jui lui apporta un mémoire et une lettre de la part du sieur de BoispUlet ^S lesquek il nous a mis entre les maios, et même audit BoispUlet, c'est qu'il le trouva si extravagant, qu'il ne crut pas que les choses qu'il pourroit lui confier pussent produire aucun bon effet, outre qu'il avoit déjà donne avis à Monsieur le duc son père, qui ëtoit à la cour, de tout ce qp'il a ci* dessus dit, pour en informer le Roi et Son Éminence, auxquels seuls à croyoit avoir à rendre compte de ses actions.

Et sur ce que nous Ta vous enqnis s'il n'avoit pas vu ladite dame duchesse sur le chemin de Ruffec à la Terne '', et envoyé un des siens pour faire sortir tous ceux qui ëtoient dans ladite maison de la Terne, et s'il n'y avoit pas mené ladite dame, donne la collation, et séjourne avec elle deux heures, nous auroit dénié tout ledit fait et soutenu calomnieusement avoir été inventé par ledit Boispillet, en haine du peu de cas qu'il auroit fait de lui : ce qui est tellement vrai, qu'il se justifiera, par témoignage *' de tous les domestiques de sa maison et par quantité d'habitants dudit Verteuil, gens de bien et sans reproche, que non-seulement il ne sortit point de la maison et bourg dudit Verteuil, le jour qu'il envoya son carrosse à ladite dame, mais même de plus de huit en suivant; déclarant qu'il consent être déclaré convaincu de toutes les choses cidessus esnommées, s'il se trouve un Seul homme de bien qui die l'avoir vu, pendant ledit jour que passa ladite dame et les huit suivants, hors le susdit lieu de Verteuil.

Et sur ce que nous l'aurions enquis s'il n'auroit point donné quelqu'une de ses maisons pour retraite à ladite dame

paternel de notre auteur (voyez tome II, p. 3i3, et note i de la page 189). C*est de lui qu'est signée la dernière lettre de V appendice n. Son fils eut le titre de marquis.

II. Boispillet, Boispîllé ou Boispîlle, intendant de la maison de Cherrease, envoyé à la fugitive par son mari : voyez an tome II, p. 35 et note 4.

19. Voyez ci-deMus, lettre 14, p. 49 et note 4* i3* Dans T original, le a été biffé devant témoigmage.

ft36 LETTRES.

ou de celles de Monsieur son père, et, entre autres villes, de * ' ^ Cuzac^*, nous a répondu que non, et que tant s'en faut qu'il l'eût pu audit Guzac, que les gens de M. le duc de la Valette avec sa....^* y ëtoient et sont encore loges dans le château; qu'il est bien vrai que ledit Thuillin lui a dit qu elle avoit passé dans le bourg, mais que ce fut sans s'y arrêter, et qu'elle alla coucher à Douxain, d'où elle renvoya ledit Thuillin, et y prit en sa place Malbasty, qui y fait sa résidence ordinaire '*• Et sur ce que nous l'aurions enquis si, à son retour de la cour, il n'auroit point vu ou fait voir ladite dame par quelqu'un des siens, ou lui auroit donné de ses nouvelles par quelque autre voie, nous a dit que non, et qu'étant à...^^ il reçut de M« de Liancourt** une lettre à lui écrite de la part du Roi, par laquelle il lui mandoit qu'il eût à dire au sieur de Thibaudière ** de ne voir point ladite dame : ce qui le*^ confirma dans la résolution qu'il avoit déjà prise de ne la voir point et de ne lui faire aucuns compliments.

Et l'ayant aussi enquis si ce n'avoit pas été lui qui auroit

i4* Ici et à la ligne suiyante, Cuzae en interligne, sur Cahuzae^ biffé. Malgré cette orthographe, conforme peut-être à la prononciation locale, il semble bien quUl t^agit de Cahuzac, commune du canton de Cattillonnèt (voyez la note 5 de la lettre, et ci-après, p. aS», notes i et 3). On lit dans le Mémoire de la généralité de Bor^ deaux^ dretié par Tintendant de Bezons en 1698 (Bibliothèque nationale, Fr. 16 763) : « M. le duo de la Rochefoucauld y possède (dans cette généralité) les terres de Montclar, Eschizac et Cahuzac; les deux premières et moitié de la dernière sont en Périgord ; le reste est en Agenois. Ces terres sont d*une grande étendue. »

i5. Avec sa est suivi d'un mot que nous n^avons pu lire. L*édition de Cousin passe cette incise, ajoutée après coup. >— Sur le duc de la Valette, voyez au tome II, p. 956, note 5.

16. Dans V appendice 11, les lettres lui sont adressées à Cahuzac.

17. Encore un mot illisible. L'édition de Cousin porte : à CUrcqiJ),

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