Le corrige son
8. Ancien serviteur de la maison de Lorraine, trésorier de la Sainte-Chapelle : voyez V. Cousin, Madame de Chevrauêe^ p. iSj.
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et quelques autres, qui, avec beaucoup de firoideur, me dit ^^~ qu'on avoit baille le matin un mauvais avis k Son Éminence, pource que Mme de Chevreuse n'avoit jamais pense d'aller en Espagne, et qu'elle ëtoit en France et n'avoit jamais été déposée : ce qu'il me dit si a£Brmativement, que je le crus, et d'autant plus que je n'avois autre avis, sinon qu*elle prenoit la route d'Espagne.
Et, le lendemain, allant chez Monsieur le Chancelier, je lui dis dans son jardin l'arrivëe dudit gentilhomme, et le sujet qui Famenoit : ce que, deux ou trois jours après, je dis aussi à M. le surintendant Boutillier* à Saint-Maur, Après quoi, je pris congé du Roi et de Son Éminence ; et, voyant jouer MM. de Brezë, de Liancourt et de Mortemart^* à la paume, j'eus un coup de balle sur l'oreille qui m'ariêta quatre ou cinq jours à la chambre, en fin desquels je me mis en chemin pour venir à ma maison, demeurai douze jours par les chemins à cause de mon indisposition, et ne m*y suis rendu que depuis vingt jours, où je n'ai rien appris de plus particulier que les choses que m'avoit apportées le gentilhomme. Ce que je certifie véritable.
Fait à Vertail, le haitième noTembre 1Ô37.
La Rochefoucauld.
Et'* engage ma foi et mon honneur qu'il n'est venu rien depuis a ma connoissance, sinon que c'étoit à Bannières** que l'homme qui étoit revenu avoit laissé Mme de Chevreuse, et
g. BouthilUer, surintendant, avec BuUion, de i63a à 1641. — On avait d*abord écrit C intendant,
10. Urbain de Maillé, marquis de Brezé, maréchal de France depuis i633, beau-frère du cardinal de Richelieu. — Roger du Plessis duc de Liancourt, beau-frère de Fauteur de la Relation : fojtz ci-dessus, p. 16, note 3, et p. sSfi, note 17.— Gabriel, marquis, puis (i65o) duc de Mortemart, père de Mme de Montespan.
11. Cet alinéa et le suivant : « Fait à Vertoeil.... et est encore écrit, etc. » sont réduits ainsi à un seul dans l'édition de Cousin, qui du second n*a intercalé dans le premier que la fin, de cette manière : c Et engage ma foi et mon honneur qu*il n*est rien venu depuis à ma connoissance , si ce n*est de petites particularités qui n*étoient pas de conséquence pour faire sur cela des dépêches, comme que, étant à Bannières, Thomme qui étoit Tenu, etc. »
la. Bagaères-de-Luohon : voyez ci-dessus, p. s34, note 7.
a4o LETTRES.
j^j que Boispille avoit ramène la haquenëe qu'elle avoit laissée ici^S ' dont j'avois parle à MM. de Qievreuse et de Montbazoa **.
Fait k^ Ycrtœil, le même jour que dettuf (« et ctt encore écrit », ajoute le eopiste) : « Si ce n*ett de petitea partieularitéi qui n*étoient pat de cona^uence ponr faire aur ellct dea dépéehea. »
Signé : Là Roghbpougauld.