‹ ŒuvresChapitre 196 sur 205 · A MALBASTIT · texte numérisé non relu

A MALBASTIT

BIalbasitt, je ne reçois pas vos excuses, tant pour ne me mander pas assez souvent des nouvelles du pays que pour la poursuite de l'affaire contre le sieur entais, où je trouve

Lhttbb 4* — Autographe.

LiTTBB 5. — La signature et le pott-tcriptum seuls sont autographes. Fragment d*un cachet armorié sur cire rouge. La mention qui est faite dans cette lettre du maréchal de Schonberg proure qu*elle a été écrite avant le 6 juin i656, date de sa mort.

APFINDIGI II. tll

que votM alUi trop l«at6ment| et que le ddoret en devroit lire fait à oette heure; et ces marchands de Paris qui ëtoient obli-* gës de payer y vont bien plus vite^ ayant fait saisir mes terres^ et me faisant faire de grands frais qui tomberont sur cux^ C'est pourquoi vous ne perdres pas une heure de temps à oette affaire, si vous voulex que j'aie de la satisfaction de vous.

Je suis bien marri du mal que vous me mandes que la sécheresse a fait aux arbres qu'on avoit plantes et à ma vigne de musquard *. S'il y reste quelque chose, il le faut bien conserver; et pour mon bfttiment, il le faut parachever; mais il n'y a rien de presse, et je ne veux qu'on y emploie d'autre argent que celui que j'y ai destine.

Je suis bien aise que le voyage que vous avec fait à Agen ait iii utile pour mes terres, et je m'assure qu'aux choses qui dépendront de M. le maréchal de Schonberg*, elles seront soulagées, et je lui en écris pour l'en prier encore. La récolte a été aussi médiocre en ce pays qu'au vAtre, et n'y a point de doute que les blés vaudront de l'argent oette année. J'écris à Bourdeaux* pour la force que j'y ai, et je serai bien aise qu'on témoigne à M. le curé de Saint-Caproia ' que je lui sais gré de ce qu'il en a écrit à Monsieur son frère.

Je suis votre meilleur ami,

La RocnsPouGAULD.

I, Sur lei embarras d^argent du duo de la Roobefouoauid, royes 1a Noihê biographique^ p. XLtv et LVttt-LX.

s. Ceit sani doute muscat qu^il faut lire : voyosi à la page suivante, Uiirê 6 et note 3.

3. Voyes oi-desiui, p. laa, la note 4 do la Uttrc 46. Le maréohal Charles de Sohonborg (dam Toriginal Chomhwi) eut, après ton père Henri, le gouvernement du Langue doo ; il t^en démit en i64a.

4. Dans Toriginal, BuortUaum, Le mot force qui suit lignifle « la force de blé » et est pris au sens de quantité qu^il a dans la lo« oution : force gens y et dans oelie-oi, qui se rapproche davantage de notre exemple : « force palme et force laurier » (Malherbe, tome I, p. II 3).

5. Peut-être s^agit-il du curé do TégUse collégiale de Saint- C.ipruis, aujourd'hui oathiJdralo, à Agoa.

aSa LETTRBS.

n faut nëcessairementy et sans y tromrer d*excmej que yoof m'envoyiez* un homme qui sache bien laboarer et ciiitiTer la terre. Je ne le garderai que tant qu'il voudra.

Ce damier d*ioAt, k YerteoU.

Suscription : A Blalbaatit.

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