A LEJVET
A Paris, ce i3 octobre i65a.
Encore que je n^aie point reçu de vos nouvelles par les deux derniers courriers, je n'en veux pas laisser passer un seul sans vous écrire, et particulièrement en un temps comme celui-ci, où Ton fait courre de si beaux bruits à Bourdeaux^ Je vous engage mon honneur que
4. Dès Ife 94 septembre, les partisans de la cour avaient fait afficher, à la porte du Palais-Royal et dans divers autres endroits de la Ville, un placard intitule : Le Manifeste des bons serviteurs du Roi étant dans Paris et leur généreuse résolution pour la tranquillité de la Vdle, Le P. Berthod en donne le texte, p. 33o-333. En même temps eut lieu la manifestation dont il est question dans la lettre précédente, et à la suite de laquelle le menu peuple pilla « une charrette des troupes du duc de Lorraine, chargée de vin, qu'on menoit au camp des Princes. » Consultez encore, sur ce mouvement, et d*autres, plus graves, qui arrivèrent ce jour-là et les jours suivants jusqu^an 98, le P. Berthod (p. 333-346), qui ajoute : « Tout le monde s'attendoit de voir grande rumeur le samedi a 8, et que les gens des Princes prendroient les armes pour aller garder le Palait^Royal, la Bastille et TArsenal...; mais tout demeura calme ; personne ne bougea. «
5. SurPattitude de Monsieur pendant ces mouvements, voyez les Mémoires de Mademoiselle^ tome II, p. 179.
Lbtvhb 35. — Manuscrits de Lenet^ tome X, fol. 68 et 69, de la main de Gourville ; cachets conservés. Le contenu semble indiquer qu'elle a été écrite sous la dictée du due, bien que son nom ne soit pas au dos. La suivante, de même date, dont nous n'avons que le commencement, est de sa main.