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La RooMKrouGAVU). ni, t 8
li4 LETTRES.
' je cours fortune d'être mis à la Bastille, si je demeure à Paris, et d'être aveugle, si j'en pars. Avec tout cela, je ferai mon devoir jusqu'au bout, mais je voudrois bien qu'on exécutât de bonne foi, au lieu où vous êtes, les choses dont on est convenu tant de fois ; car enfin cela ennuie, et, pendant qu'on prend tant de peine à dire des choses fausses de moi, je pourrois bien en dire ici de véritables, et je suis assuré qu'on me croira encore plutôt sur le chapitre des autres qu'on ne croira les autres sur le mien. Adieu : je voudrois bien que tout ceci fût fini, et qu'on ne se persuadât pas si aisément que le salut de l'État dépend que je sois brouillé avec Monsieur le Prince, car je ne vois pas qu'il lui fût utile, après ce ^ que j'ai fait et ce que je fais encore, qu'il eût moins de bonté pour moi, ou' que j'eusse moins d'attachement à son service. Mais, comme je vous réponds que cela ne se réglera pas à Bordeaux, exhortez seulement le monde à attendre les événements avec plus de patience, s'il se peut. Je ne vous mande point de nouvelles, car je n'en sais point. Je vous conjure que cette lettre serve pour M. de Marchin et pour vous*, et de lui faire mille compliments de ma part, et de me croire, tous deux, entièrement à vous**.