‹ ŒuvresChapitre 8 sur 205 · A l'abbé de THOU · texte numérisé non relu

A l'abbé de THOU

Monsieur,

J'ai une extrême honte de vous donner de si foibles marques de la part que je prends en votre déplaisir, et de ce qu'étant obligé en tant de façons ^ à feu Monsieur votre frère, je* ne peux vous témoigner que par des paroles la douleur que j'ai de sa perte, et la pas*

LvTraB 3. -^ Rerue tur l'autographe conservé à la Bibliothèque nationale, Collection du Puy, tome CMXV, fol. i8i et 183. En tête est le parafe de notre auteur et, d*une autre main, cette mention : « M. le prince de Marcillac. » Cette lettre a déjà été publiée par y. Cousin dans la Jeunesse de Mme de ïéongueville (au chapitre xv de la S*» édition, p. 399 et 3oo ; dans la première où elle ait paru, à savoir la 3*, kV appendice, p. 470); elle ne porte point de date, mais on supplée aisément è cette omission ; elle figure, dans le recueil que noua Tenons d'indiquer, parmi un grand nombre d'autres lettres de condoléance, adressées, en septembre et octobre 1643, au même abbé de Thou, frère de François- Auguste de Thou (le fils aîné de l'historien), décapité à Ljon, avec son ami Cinq-Mars, le 13 septembre : voyez \ei Mémoires^ p. 45 et note 3. Nous indiquerons, par exemple, outre la lettre de JMarie de Gonzague, du !•' octobre (fol. io3), mentionnée par Y. Cousin (p. 399, note i), une lettre de M. de Liancourty du 18 septembre (fol. 6 5), une de l'abbé de la Rochefoucauld, du 6 octobre (fol. 130 et I3i), une du duc de Beaufort, du 33 octobre (fol. 146)» une, sans date, du duc de Longueville (fol. 173).

I. Jacques-Auguste de Thou, troisième fils de l'historien, était alors abbé de Bonneval, comme on le voit par la suscription de plusieurs des lettres contenues au volume de la Collection du Puy mentionné dans la note précédente (entre autres, fol. 73 verso et fol. 5i verso). Il fut reçu conseiller au parlement de Paris le 30 mars i643, devint président en la première chambre des Enquêtes, et, en 1657, ambassadeur en Hollande. Il mourut à Paris, en septembre 1677. Le second fils de Thistorien, Achille- Auguste, était mort en i635.

3. Texte de Cousin : a de tant de façonb a Monsieur votre frère » ; un peu après, puis^ pour peux,

3. Devant yV, on lit dans l'autographe les mots :y'ai(dans la ligne) et que (en interligne), biffés.

LETTRES. a3

sion que je conserverai toute ma vie de servir oe qu*il ^ a aimé. Cest un sentiment que je dois à sa mémoire et à Testime que je fais de votre personne. Je vous serai extrordinairement ^ obligé si vous me faites Tbonneur de croire que j*aurai toujours beaucoup de respect pour Tune et pour l'autre ', et que je suis, Monsieur,

Votre très-humble et très-affectionné serviteur,

Màrcillac.

[i64a] Suscriptlon : Monsieur Monsieur Tabbé de Thou.

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