‹ ŒuvresChapitre 83 sur 205 · A MOIfSIEUB · texte numérisé non relu

A MOIfSIEUB

[i65a.] Monsieur ,

J^aime mieux vous écrire à tâtons que d'être plus longtemps à vous remercier des marques qu'il vous a plu me donner de votre souvenir. Je vous en demande

de set afTaîret en Italie, aTec cinquante mille ëcuft de pension..., et que je demeurerois trois ans à Rome, après lesquels il me seroit loisible de revenir faire à Paris mes fonctions. » Il ajoute qu'il ne voulait pas conclure pour lui seul, qu'il tenait à stipuler en même temps pour les intérêts de ses amis. Or, la veille du jour où la Rochefoucauld fit écrire notre lettre 43, le Roi avait signé un ordre de prendre Retz « mort ou vif» {ibidem^ p. 444) î *^ fut arrêté le 19 décembre au Louvre, par Villequier, capitaine de* gardes {ibidem^ p. 449 ®t suivantes).

i3. Douze jours après, le 99 novembre, Mme de la Rochefoucauld écrivit à Lenet une lettre que nous donnons à VapperuHce i de ce volume (p. 368-971) ; elle contient de trè»-curieux détails sur les circonstances qui avaient marqué le départ du duc son mari, alors en train de rejoindre Tannée de Monsieur le Prince. Un pen plus tard encore, le 11 décembre, Gourville, demeuré à Paru, adresse à Lenet une longue lettre dictée par lui à un copiste; elle se trouve dans le tome XI (fol. 54 et 55) du recueil, où elle porte, par erreur, au dos, la mention : « M. de la Rochefoucault. » L'intérêt très-vif qu^elIe présente nous engage à la donner également à Y appendice i (p. 971-373). Le lecteur y verra de quelle manière le duc de la Rochefoucauld, qui venait d^arriver à Damvilliers, avait été reçu par Condé.

LsrrBX 43. — Bibliothèque nationale, Fr. so 576, Recueil de lettres originales^ fol. i3, autographe, sans date ni suscription. Ce billet, dont le destinataire nous est inconnu, a dâ être écrit à la fin de lOSi, au temps où la Rochefoucauld avait failli devenir

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la continuation, et de me faire la grâce de me croire "[TIT plus véritablement que personne do monde, Monsieur,

Votre très-humble serviteur,

La RocaspotcAULD.

44 • A LESIET.

Ce 1 1"^ février [i 65*11, ^ Steiuv.

Jb vous ai écrit une si longue lettre depuis peu, que celle-ci vous remet de toutes choses à M. de Beau%'ais^ Je vous avoue que je voudrois bien vous pouvoir entretenir deux heuies, mais je ne Tesp^re de très-longtemps, car les aflaires ne se disposent guère* à nous rapprocher. Je vous conjure de me mander quand vous aurez reçu cette lettre et celle que je \ous ai écrite de Damvilliers, car je serois bien fâché quVIle (ùi penlue. Adieu : je suis entièrement à vous'.

Suscription : A Monsieur Monsieur Lenét (sic).

aveogle de la bletsare reçue «u eombat da fanboorg Sa ini- Antoine: on peut le conjecturer d*aprè» ce» premiers mots : « J'uîme mirux TOUS écrire a tâtont. »

Lnram 44* ~~ èftufuêerlts dt l^mti^ tome XII, fol. «99, autograplie; au doft : « M. de la Roche foticaa It ; • cacheta con^erv^. Cette lettre ett pottérieure de quelque* jours à la rentrée en France de Mazarin, que le Roi ^ait tAU chercher au Bourget, le 3 fêTrier, et aTatt ramené dan« son carrot^e au I^uttc. Vojex Montf^Ut^ tome II, p, 398; et, dans les Mémoïrtê de Lentt (p. 59S), une lettre de Marigny, du 5 février.

I. François de la Cropte, seigneur de BeauTais, v\m\ écitjtr de Condé ; il négociait avec Mme de Fie«<{ue dans rinioréi de Mon* sieur le Prince; voyez, sur lui les lUémoires^ p. 18S et note 3.

s. Dans Toriginal, guieres,

3. Les cinq derniers mots sont ajoutés au haut de la page, à eontre^sens du reste de IVcrilure.

lao LETTRES.

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