A M. ESPRIT
« Là foiblesse fait commettre plus de trahisons que le véritable dessein de trahir '.
« Un habile homme doit savoir régler le rang' de ses intérêts et les conduire chacun dans son ordre ; notre avidité le trouble souvent en nous faisant courir à tant de choses à la fois. De là vient que pour désirer trop les moins importantes, nous ne les faisons pas assez servir à obtenir les plus considérables *.
5. Ce qui suit a élé ajoute après le parafe, qui du reste est répète à la fin.
6, Dans toutes les éditions antérieures, plus avant,
Lbtxbb 53. — Portefeuilles de Vtdlant^ tome El, fol. ii6, auto* graphe; au dos : « M. de la Rochefoucauld à M. Esprit; » caohets oonsenrés. Publiée dans les éditions de i8x8, p. aai, de i8a5, p. 4^0, de 1869, p. 3o8, et dans Madame de SaèU^ p. 5o5. Elle parait avoir été écrite un peu après le mariage du fils de notre auteur, le prince de Marcillao, mariage qui fut célébré, nous Pavons dit, le i3 novembre iôSq. Voyez aussi, pour la date,, la note 10 et dernière de la lettre.
X. Sur Jacques Esprit, voyez p. xaS, lettre 49 et note a. -— « Vers 1660, dit y. Cousin (Madame de Sablé ^ p. 118), Esprit était dans rintimité de Mme de Sablé, et très^janséniste. »
a. Variante à la maxime xao (tome I, p* 89 et note i). — Il y a bien commettre^ et non eonnoitre^ comme le portent les éditions de 18x8 et de x8a5.
3. Dans l'original, rane. Deux lignes plus bas, courir « est en interligne, au-dessus à! entreprendre^ et, un peu après, oiienir^ au-* dessus de soutenir^ biffés.
4* Variaute à la maxiire S^ (tome I, p. 58 et note «).
LETTRES. rii
« On esl presque tovgours aMex brave pour sortir < sans honte des périls de la pierre ; mais peu de gens le sont assex pour s'exposer toujours autant qu'il est nécessaire pour (aire réussir le dessein pour lequel on s'expose *.
« Le caprice de Thumeur est encore plus bigarre que celui de la fortune *• »
Vous n'aurez que cela pour cette heure. Mandez "^ ce qu'il en faut changer* Je ne sais plus aucune de vos noavelles, ni domestiques, ni chrétiennes, ni politiques. Je crois que j'irai cet hiver à Paris, et que nous recommencerons de belles moralités au coin du feu. Cependant apprenez-moi l'état où vous tHes, et qui vous fràquentei. J'ai, tout de bon, ici des occupations plus agréables que vous n'aviez cru, et ma belle-fille* est la plus aimable petite créature qui se puisse voir. Je vous prie do montrer à Mme de Sablé nos deniières sentences : cola lui redonnera peut-être envie d'en faire *, et 8ouge%-y aussi de votre côté, quand oc ne seroit que pour gix>ssir noti^ volume. Il n'y a personne ici qui ne se plaigne de vous, et qui ne s'attendh à quelque marque de votre souvenir. Pour moi, qui counois son étendue, je n'ai pas cru qu'il vous obligeât à de grands soins. Jo vous conjure de m'envoyer la condamnation de Brutus; je vous déclare que jusques ici je suis pour lui conti'e vous**.
s. y«mnt« à U NNuriW «19 (tome I, p« 118 et note i)«
6. JUmMom 4^ (tome I, p. 49 et note 1), Axeo une It^gère varittute.
7, Mw^mM^ dans Tédition de 18(^9; et, à la fin de k ligne luivuiie, «M, «u lieu de POSy duni oellei de 1818 et de i8iS.
8* Jeanne^CharlottedttPlessis-Liunoourt : Toye«oi-dettat,p. ii5, la note préliminaire de la iêttrt 49*
9. Après le mot fiwty on lit, dans le manuiorit, «ir«fi, biff^.
io« Ceoi fait peut-être alluiion à une thèse soutenue par Ksprit dsns quelque entretien et qu'il pouvait avoir mite ou promis de
itiao
i3i LBTTRBS.
Suscriptlon : Pour Monsieur Esprit, dans la me Neuve-des-Bons-Enfants, à Paris.