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Vers le milieu du quinzième siècle le Quartier Latin fut le théâtre de scènes bruyantes, dont les détails pittoresques nous sont connus par quelques actes judiciaires. Les écoliers s^étaient emparés de deux pierres bornes, placées devant des maisons patriciennes, et les avaient plantées en plein Quartier Latin, solidement fixées ^<a grosses bendes de fer et par piastre». La nuit ces pierres, dont l'une avait reçu le surnom de Pet au Diable, étaient couronnées de fleurs et les écoliers en liesse dansaient autour aàfleutes et à bedons». Les enseignes des tavernes et des maisons bourgeoises excitèrent elles aussi la verve et l'imagination facétieuse des étudiants qui en décrochèrent quelques-unes et célébrèrent les noces burlesques de la «Truie qui file a avec « l'Ours» par-devant le aCerfn. François de Montcorbier, dit Villon qui venait d'être reçu bachelier en 1449 et licencié, puis maître es arts en 1452, dut prendre une part importante a ces événements. Il en a raconté les péripéties dans un ((Rommant du Pet au Diable» qu'il cite dans son Grand Testament, mais qui s'est malheureusement perdu au cours de l'existence agitée du poète. Fran-
cois de Montcorbier ou Des Loges est né vers 1432 ade povre et de petite extrace». Sa mère, «femme . . . povrette et ancienne», à laquelle le poète dédie une exquise prière à la Vierge Marie, dut le confier tout jeune aux soins dévoués d'un parent, Guillaume Villon, chapelain de l'église collégiale de Saint Benoit le Bestourné. Guillaume Villon, qui habitait près de la Sorbonne, se chargea de l'éducation de son jeune parent qui, de son côté, a voué une reconnaissance profonde à son c^plus que père» et lui doit le surnom de Villon. Les temps agités étaient peu favorables aux études régulières et sérieuses. Plein de regrets amers le poète jettera plus tard un regard mélancolique sur sa triste existence et sa «jeunesse folle)), passée dans les tavernes avec les «enfans perdu:(n. De ces études universitaires nous ne trouvons dans les œuvres de Villon que le souvenir vague, quelques noms sonores et poétiques, tirés de l'histoire et de la mythologie, quelques termes de scholastique. Cette vie de plaisir et d'insouciance fut troublée par un événement tragique. En 1455 Villon, attaqué par un prêtre débauché, eut le malheur de tuer son adversaire, s'enfuit momentanément de Paris, put y rentrer grâce à deux lettres de rémission, qui nous font connaître les détails de cette affaire^ et se rendit bientôt après à Angers, pour «briser, dit-il, la très amoureuse prison» oit le retenait une amante perfide. Il semble plutôt qu'il ait
espère trouver du secours auprès d'un parent de sj. mère. Avant de quitter Paris, il compose un premier poème, les Lais ou Petit Testament. Alors commence la lamentable odyssée du poète. Il rencontre quatre aventuriers, dont l'un est désigné dans un acte judiciaire de «.fortis operator crochetoru7n'->, et s'empare avec eux du trésor de la faculté de théologie de Paris, conservé au Collège de Navarre il456/. Il quitte Paris précipitamment et erre à travers la France étant que d'ici à Roussillon'^ — Brousse n'i a ne broussillon — Qui n'eust, ce dit-il, sans mentir — Un lambeau de son cotillon^). En 1557 il séjourne à la cour de Charles d'Orléans, compose deux ballades d'un style pédantesque à l'occasion de la naissance de Marie d'Orléans et la 'ballade du Concours de Blois» sur le thème uje meurs de seuf au près^ de la fontaine». Xous le retrouvons à la cour de Jean II de Bourbon, à Moulins /Ballade à Monseigneur de Bourbon I. Une strophe du Testament a conserve le souvenir du passage de Villon en Poitou, ou deux «filles très belles et génies» lui apprennent le parler poitevin. C'est pendant ces courses à travers la France, qu'il s'est affilié à la redoutable association des 'coquillardS'), composée de bandits et d'escrocs, dont les exploits et la langue savoureuse et obscure
Roussillon ' Isère i.
nous sont connus pai' les révélations d'un coquillar d, faites en 1455 devant le tribunal de Dijon, Villon a composé quelques ballades dans le jargon de ces réprouvés. L'excès de misère et d'abaissement inspire au (^povre Villon» ses œuvres les plus fortes et les plus personnelles. En 1461 il est enfermé à Aleung-sur-Loire et adresse un appel ému à ses amis du fond ((de la dure prison» (Epistre en forme de ballade à ses amis), tandisque dans une ballade en dialogue le cœur du poète exhorte vainement son pauvre corps misérable et avili. Libéré par le nouveau roi de France, Louis XI, Villon reprend sa vie errante et compose son "Testament» (1461 — 1462). Une faute inconnue, compliquée du souvenir de son passé criminel, fait retomber Villon aux mains de la justice: il est relâché bientôt après, puis repris à la suite d'une rixe sanglante à laquelle il est mêlé, mis à la question et condamné à être pendu (1463). C'est alors qu'il compose le quatrain plaisant ((que feit Villon quant il fut jugé à mourir)) et la sombre et poignante vépitaphe en forme de ballade», la fameuse «ballade des pendus». Le 5 janvier 1464 la peine de mort est commuée en exil loin de Paris et Villon adresse, entre le 5 et le 8 janvier 1464, son ironique cballade de l'appel» à Garnier «clerc du guichet», et une «requeste» au Parlement. Puis nous le perdons de vue. Deux anecdotes, recueillies par Rabelais, nous le montrent l'une séjournant
en Angleterre, l'autre organis.int dans ses vieuxjours une représentation de -mystère à Saint- Maixent. Il reste le poète de la bohème littéraire, le héros légendaire des n Repues franches», poème qui lui a été faussement attribué, "c'estoitla mère nourricière de ceux qui n'avoyent point d'argento, ( Repues franches. Oeuvres de Villon éd. L. Moland p. 274).
Les Lais (Petit Testament) sont une œuvre d'écolier en verve, sans arrière-pensée satirique ni portée morale. Pauvre d'argent et riche en imagination, le poète lègue son •bruit» Isa renommée/ à son parent Guillaume Villon et renouvelle des plaisanteries traditionelles, dont les enseignes des tavernes font les frais. Il donne «le Mouton» et «le Bœuf couronne» à un boucher, 'le Trou de la Pomme de Pin» à un buveur. Le son des cloches de la Sorbonne l'interrompt, son encre gèle, la chandelle s'éteint et le poète s'endort. Mûri par les épreuves d'une vie de misère, troublé par la pensée de la mort, le poète reprend le sujet de sa première œuvre, le creuse, en tire tout ce qu'il contient de substance poétique et compose son «Testament» (Grand Testament). La plaisanterie tourne au trait acéré de satire, s'aiguise d'ironie, devient une arme redoutable et venge le poète de la méchanceté, de l'avarice des hommes et de la cruauté du sort. Dans le cadre du Testament qui s'ouvre par les formules traditionelles
de droit et de piété et se termine par des instructions minutieuses et plaisantes sur les funérailles du poète, Villon a enchâssé quelques uns de ses chefs-d'œuvre lyriques, la touchante prière à la Vierge qu'il lègue a sa mère, l'exquise «ballade des dames du temps jadis» qui toutes, malgré leur gloire et leur puissance, se sont évanouies dans un passé lointain «mais oit sont les neiges d'antann, «la ballade et oroison» pour le «bon feu maistre Jehan Cotart», les plaintes désolées et farouches de ida Belle Heaulmiére», la ballade effrontée de la «Grosse Margot)). Le sentiment poignant de la vanité de toute chose, l'idée de la Mort qui attend la pauvre chair humaine et à laquelle succombe le «corps femenin qui tant est tendre — Poly, souef, si précieux», la sombre poésie des Danses macabres anime les vers du poète. Il décrit avec une précision de détails effrayante l'œuvre de destruction de la Mort, qui n'épargne «ni Paris ni Hélaine», «quiconques meurt, meurt à douleur». Le charnier du cimetière des Innocents et la fresque célèbre, qui en décorait les murs et illustrait les scènes de la Danse Macabre, présentent à l'âme de Villon l'image de la Mort réparatrice et vengeresse. Elle abat grands et petits et rappelle brutalement aux hommes leur égalité primitive ,• elle venge «icelles qui s'inclinoient» devant les puissances de ce monde, les faibles et les opprimés, en les jetant avec les orgueilleux ''ensemble en ung tas
pesle mesie». yous retrouvons ce même sentiment poignant, ce même réalisme puissant dans la «ballade des pendus». Avec une clairvoyance effrayante le poète voit son corps pendu et livré aux injures du temps, aux morsures des oiseaux voraces, plus becqueté «que de^ à coudre o. Un sentiment émouvant dliumilité et d'angoisse, les plaintes touchantes du malheureux qui implore la pitié des passants, enlèvent à ce sombre tableau ce qu'il pourrait avoir de trop brutal et de repoussant.
Le cœur du poète ne s'est pas endurci dans le mal, ne s est pas fermé à tout sentiment honnête. Sa nature sensuelle et faible l'entraîne de chute en chute : il se sent dominé par des passions mauvaises, incapable d'effort, de résistance au mal et subit les tristes défaillances de la chair : a je congnois toiit fors que moy mesmes», s'écrie-t-il, troublé par la lutte que l'instinct pervers et une volonté meilleure mais vacillante se livrent dans son cœur. Sa pensée ne s'élève pas au-dessus des souffrances, des misères et des besoins du présent. Son rêve de bonheur est celui d'un malheureux qui erre, sans feu ni lieu, et aspire au bien-être, à la vie large et confortable, dont le privent son insouciance, sa paresse, ses vices, une fatalité obscure qu'il sent peser lourdement sur lui. Humbleynent, tristement, il coyifesse ses fautes, sans protestations, sans blasphèmes. Mais ce réprouvé, qui a «bu toutes ses hontes» et dont l'œuvre pour-
rait n'être qu'un document curieux, un tableau poignant de misère humaine, est un grand artiste. Il a su donner à ses vers une concision, une énergie, une sobriété d'expression, qui contrastent avec le style lourd, compliqué, la rhétorique laborieuse et les allégories des poètes fameux de son époque. Sa vie errante et misérable ne lui a pas laissé le loisir d'élever les édifices compliqués des allégories, chères aux poètes émules de Jean de Meung : il n'a pas sucé la moelle de la sagesse antique et n'a pas été tenté de donner à ses pensées l'allure compassée et pesante de la poésie du XV« siècle. Dans quelques poésies de circonstances, nous le voyons marcher maladroitement sur les traces des grands rhétoriqueurs. Ces vers sont indignes de lui, gau' ches, sans grâce, sans fraîcheur, sans aucune des qualités qui le distinguent. La ^requeste» au Parlement, le dit et la ballade composés en l'honneur de Marie d'Orléans sont des modèles de mauvais goût. Son horizon est restreint : Paris, le Quartier Latin, ses tavernes et leurs habitués, la bohème littéraire de l'époque, le milieu des courtisanes^ des filles, des voleurs et des gibiers de potence, quelques figures respectables de bourgeois mêlés à des gens sans aveu aux métiers louches. Tous ces personnages vivent d'une vie intense, fixés d'un trait sur par un artiste qui sait voir et choisir le détail caractéristique, le geste expressif, et par^ vient à nous intéresser à des inconnus, sans nom
dans r histoire. Scènes plaisantes ou tristes, es-quisses légères ou puissantes déformations caricaturales de la nature, nous voyons nettement trois usuriers — le poète en fait plaisamment trois pauvres orphelins — qui «les poulces sur la saincturc". le bonnet enfoncé dans la tête répondent d'un ton rogue au solliciteur «Han? Quoy ? Il n'en est riens!», les ((Cuidereaux d'amours transsis — chaussans sans meshaing fauves botes», la laideur tragique de «la belle heaulmière», vaincue par l'âgeet la tnisère, les tpovres vielles sotes — assises bas, à crouppetons tout en ung tas comme pelotes — a petit feu de chenevotes — tost allumées, tost esteintes» et rêvant au beau temps de leur jeunesse, les Parisiennes "assises — sur le bas du ply de leurs robes — en ces moustiers, en ces eglisesn, les lugubres silhouettes des pendus, battus du vent et de la pluie.
Villon nest pas un novateur ni un précurseur de la Renaissance. Udme du moyen-âge finissant avec ses ardeurs sensuelles, sa foi religieuse, ses visions d'enfer, son imagination hantée par l'horreur de la Mort, vit dans les vers du poète. Ses Testaments sont dans la tradition littéraire du moyen-âge, il admire le Roman de la Rose, les œuvres d'Alain Chartier, il se sert des formes consacrées de la poésie lyrique du XV« siècle, de la ballade, du rondeau. Les études scholastiques, la lecture du Roman de la Rose ont inspiré à
Villon la forme de ses Testaments. Guillaume de Loris avait décrit les peines et les joies de V Amant à la poursuite de la Rose merveilleuse et soutenu ou combattu par des figures allégoriques. Une vie de travail et de méditation est pour Christine de Pisan un pèlerinage sur aie chemin de longue estude» qui mène de la terre aux visions célestes, de rétude du monde physique aux spéculations philosophiques. Le voluptueux Charles d'Orléans raconte sa vie au service du Dieu d'Amour et groupe une partie de ses poésies entre un serment de fidélité qui livre le cœur du poète aux mains de son seigneur et le départ de Charles de la cour du Dieu Cupido. Lorsque Villon veut régler ses comptes avec ses amis, ses compagnons de misère et ses ennemis, fidèle à la tradition du XF« siècle, il distribue les dons de son amour, de son mépris ou de sa haine sous forme de legs. Mais la où. d'autres poètes se perdent dans des descriptioyis minutieuses., le talent souple de Villon a rejeté les allégories compliquées et a su créer une œuvre vivante. Il a varié la nature de ses legs selon les sentiments du donateur et le caractère du légataire, interrompant la liste facilement monotone de ses dons par des méditations sur la mort, des retours vers son passé lamentable, par des ballades ou des rondeaux. Villon est étranger aux préoccupations qui commencent à agiter les lettrés. Il n'a pas la soif de science, le respect de la gran-
deur antique qui animent les œuvres de Christine de Pisan, d'Alain Chartier ou d'Antoine de la Sale. Son ironie, sa verve satirique s'attaquent aux hommes, à des ennemis personnels, non aux institutions. Ses plaisanteries sur les moines, gourmands et paillards, sur les gens d'église le rattachent à la tradition des fableaux. Mais son œuvre vit pour nous, elle a trouvé des admirateurs à une époque où le moyen-âge était oublié ou méprisé. Nous sentons en lui un être palpitant d'une vie intense, souffrant dans son âme et dans sa chair et le monde qu'il a créé est animé de son soufjle. Villon inaugure la poésie personyielle en France. Si Adam de la Haie, ni Eustache Deschamps, ni Christine de Pisan, ni Charles d'Orléans n'ont eu l'idée de se représenter au moral et au physique avec cette franchise, n'ont tiré leur œuvre entière de leur cœur, de leurs souffrances, de leurs joies, des petits détails infimes ou lamentables de leur existence. L'idée d'écrire une pareille œuvre, de s'analyser, de s'étudier d'un œil impassible, n'est possible qu'à une époque oii l'art impersonnel et idéaliste a fait place à un réalisme puissant qui s'attache à isoler l'individu, à accentuer energiquement les traits caractéristiques. Le X/P'« et le XFe siècle ont produit un art libre et réaliste, affranchi des lignes rigides de l'architecture, les effigies puissantes des prophètes de Claus Sluter dans l'ancienne Chartreuse de Dijon, Bibl. rom. 35 3b. 2
les peintures familières et précises de Jean Fouquet. Villon se rattache à ce mouvement d'art personnel et expressif. Les tendances classiques des siècles suivants n'ont pu étouffer la poésie personnelle qui revit dans les œuvres de Mathurin Régnier, des poètes indépendants du XV lU siècle, de La Fontaine. Le romantisme, en brisant les cadres classiques, a affranchi la personnalité du poète; Villon a été remis en honneur; les éditions de ses Oeuvres, les études historiques et littéraires sur l'homme et le poète se succèdent à partir de ce moment. Il a trouvé dans Paul Verlaine un frère en misère et en poésie. Le <> pauvre petit écolier Villon» est aujourd'hui entré dans la gloire; «ce qui nous attache le plus à lui, a dit G. Paris, c'est ce qu'il nous a révélé de son cœur faible et ardent, de son âme mobile, de ses passions, de ses souffrances et de ses remords.»
Nous avons reproduit le texte de l'excellente édition de Longnon (Paris Lemerre 1892), en tenant compte des corrections réunies par G. Paris dans un important article de la Romania XXX, 1901 (p. 352-392) et déjà utilisées par un des derniers éditeurs des œuvres de Villon, Wolfgang von Wur^bach ( Erlangen 1903). Nous avons maintenu l'orthographe ancienne et capricieuse du XF« siècle en nous contentant de changer les m en y et
les i eu j. Suiv.int les indications de G. Paris nous avons supprimé la rubrique Codicille et groupé les œuvres de Villon dans l'ordre chronologique, sans toutefois séparer les deux Testaments. Nous réunissons sous le titre de c Poésies diverses» les pièces morales ou plaisantes, les pièces composées entre 1456 et 1461, soit à la Cour de Blois soit auprès du duc de Bourbon, l'épitre en forme de ballade à ses amis, le débat du cœur et du corps, la Ballade de Fortune et les quatre dernières poésies connues de Villon. Nous donnons en note les variantes du texte de Longnon f L), là oii nous adoptons les corrections de G. Paris (G. P.) et renvoyons le lecteur à l'article de la Romania. On trouvera le résultat des travaux récents sur Villon et son œuvre dans la précieuse étude de G. Paris qui fait partie de la collection des «Grands Ecrivains Français» (Paris, Hachette 1901 j, dans la magistrale Histoire de la littérature française par G. Grober (Grundrip der romanischen Philologie Ha) p. 1159—1161, dans l'édition récente publiée <par un ancien archiviste* ( M. Longnon) et qui fait partie de la collection *Les Classiques français du Moyen-Age* (Paris Honoré Champion 19111.
L'édition de W. von Wur^bach donne, à la suite d'une étude biographique et littéraire, une liste des principaux travaux auxquels l'œuvre de Villon a donné lieu. Depuis a paru le fac-
similé du manuscj'ipt de la Bibliothèque royale de Stockholm m LUI, publié par le regretté Marcel Schwob i (Paris, Champion 1906), dont les découvertes ont permis de préciser les dates et le sens des dernières poésies de Villon. '
Les œuvres de Villon ont été traduites en allemand par K. L. Ammer, Leipzig J. Zeitler 1907, en anglais par John Payne (The Poems of Master Francis Villon of Paris. For the Villon Society. London 1878, 1892 réédition : London Reeves and Turner 1881), quelques ballades par Dante Gabriel Rossetti et Swirnburne. Broberg a fait paraître en 1885 une traduction danoise du Grand Testament adet store Testament».
Les poésies de Villoji étant lues en dehors du cercle des érudits et présentant de grandes difficultés d'interprétation, une foule de mots inconnus à la langue moderne, nous avons cru devoir ajouter au texte une liste des mots et tournures que n'expliquent ni le dictionnaire de Littré ni celui de Darmesteter et Hat^feld. Ce glossaire
ï Voyesf du même auteur un travail sur Villon, dans ((Spicilègea (Paris Soc. du Mercure de France 1896), l'étude de Louis Thuasne. Fr. Villon et J. de Meun (Revue des Bibliothèques 1906. p. 93— 144). — A. Rey, Pierre de Roussevilie et la Conciergerie de ôouvieux (Moyen-Age XIX. 121 — 133). Nous renvoyons à l'édition ^publiée <par un ancien archiviste» (Introduction, p. IX— XIII).
n'a pas la prétention de lever toutes les difficultés, nous avons du renoncer à y recevoir les noms de personnes et de lieux: nous espérons toutefois qu'il sera de quelque secours aux lecteurs du vieux poète. Là encore la précieuse édition de Longnon et les notes lexicographiques de G. Paris nous ont servi de guides.
F. Ed. Schneegans.