BALLADE VIL
Brouez, benards, eschecquez à la saulve, 190
Car escornez vous estes à la roue.
Fourbe, joncheur, chacun de vous se saulve.
Eschec, eschec, coquille si s'en broue!
Cornette court nul planteur ne s'i joue.
Qui est en plant en ce coffre joyeulx, 195
Pour ces raisons, il a, ains qu'il s'escroue,
Jonc verdoiant, havre du marieux.
Maint coquillart, escorné de sa sauve, Et desbousé de son ence ou sa poue.
Beau de bourdes, blandy de langue fauve, 200
Quide au ront faire aux grimes la moue. Pour quarre bien, affin qu'on ne le noe. Couplez vous trois à ces beaulx sires dieux,
Ou vous aurez le ruffle en la joue, Jonc verdoiant, havre du marieux. 205
Qui stat plain en gaudie ne se mauve.
Luez au bec que l'on ne vous encloue.
C'est mon advis, tout autre conseil sauve.
Car quoyl aucun de la faulx ne se loue.
La fin en est telle quanque deloue. 210
Car qui est grup, il a, mais c'est au mieulx
Par la vergne, tout au long de la voue
Jonc verdoiant, havre du marieux.
ENVOI
< ive David 1 saint archquin la baboue, — ' ehan mon amy, qui les fueilles desnoue. 215 r e vendengeur, beffleur comme une choue, ^ ing de son plain, de ses flos curieulx, 2 oe beaucop, dont il reçoit fressoue, Jonc verdoiant, havre du marieux.