‹ ŒuvresChapitre 122 sur 181 · Coustre ou coultre, sacristain · texte numérisé non relu

Coustre ou coultre, sacristain

2. Offrandes faites par les fidèles, et qui dévoient être employées en bonnes œuvres. Il faut rappeler que les rois de France , avant la création de Phôtel des Invalides , envoyoient dans les monastères les vieux soldats. On les nourrissoit là sous le nom de moines-lais ou oblaîs , ou bien le monastère fournissoit pour leur entretien une somme qui a varié selon les époques. C'est peut-être à cette somme que Coquiilart fait gaîment allusion.

}. Nous avons parle ci-dessus de la justice des seigneurs. Rappelons que chaque propriétaire de fief avoir un droit de juridiction sur ses tenanciers, et que cette juridiction s'exerçoit sous les noms de haute, moyenne et basse justice, selon la dignité et les privilèges du fief.

4. L'abbaye en commande etoit celle dont les revenus étoient concèdes, dans le principe, à un prélat ou à un seigneur chargés, le prélat de Tadministrer jusqu'à nomination de l'abbé , le seigneur de la protéger contre les attaques des seigneurs voisins. Celte faveur purement temporaire devint un bénéfice viager, accorde, parfois sans autre raison que la faveur, par le pape ou par le roi. C'est à cet abus que notre poète fait allusion.

j. Revenu d'une chapelle.

6. Portion du revenu d'un chapitre, devant, en droit strict, être accordée seulement à un chanoine.

Ij6 COQjJILLART.

Et vont au senne ' s'on leur mande, Et le lendemain à la guerre.

Hz vont à Romme pour enquerre * Dispence ou charge d'église; Après i!z vont en Angleterre Conduire ung faict de marchandise ; Hz y vendent drap ou la frise '.

Ilz sont receveurs, et ont gaiges; Hz prennent, ou ilz font la mise, Ou ilz sont laboureurs ou paiges.

Ou ilz brassent des mariages, Ou ilz corbinent4 eveschiez; Ou ilz font leurs apprentissaiges.

Ou ilz sont jà maistres passez, Ou ilz reforment telz et telz, Ou ilz combatent les neuf Preux î.

Ou ilz bâtissent vieulx hostelz , Ou ilz démolissent les neufz, Ou ilz ont eu pouUetz et oeufz^,

1. cloche; en toute assemblée où la cloche les appelle, assemblée politique , municipale, feriale ou religieuse.

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