Qui pourroit représenter à la fois les trois états
2. Nous adoptons cette ponctuation, contrairement à celle qui a ete admise par nos devanciers, et qui nous a paru plus difficile à comprendre que le texte, un peu obscur pourtant, de Coquillart. La capeline etoit un casque en fer, appelé plus tard secrette ou testicre, et qui étoit rond, plat, à bords étroits. Les bergers, laquais, messagers du XVIe siècle, portoient une coiffure de cette forme, et il est vraisemblable qu'à la fin du XVe siècle an couvrechef semblable fut porte parles soldats, puis en habit de ville par les nobles et ceux qui les singeoient. Le bicoquet , dont nous trouvons le nom dans les chroniqueurs de la fin du XVe siècle, seroit aussi une coiffure militaire, dont je n> saurois donner aucune description. Peut-être ce nom vient-ii de cocquet bis cocquet , , qui indiquoit et le coq d'un clocher, et une toute petite nacelle ; peut-être de bicoque : ce seroit donc une coiffure légère comparée à un casque; et elle seroit entrée en mode pour les mêmes laisons que la capeline. Jehan de Troyes parle, à la date du 22 aoiit 146J. d'un Breton, archer de monseigneur de Berry, qui estoit habille d'une brigandine, et qui portoit sur sa tête un bicoguet garni de bouillons d'argent dores. Nous savons ce qu'est une galvardine, et le poète dit que ce caban, porte avec une capeline pour coiffure, est bien le symbole des trois états.