‹ ŒuvresChapitre 149 sur 181 · Une convention expresse · texte numérisé non relu

Une convention expresse

6. Merelle. Du Gange dit que ce mot, dans le principe, signifioit des sortes de jetons de présence distribués aux prêtres lors de leur assistance à certains offices. On nommoit ainsi encore certaines médailles ; puis les pièces, les pions au jeu de dames. Je pense qu'on comprenoit aussi

Droits nouveaux. 167

Et tromper la chose publique ?

Selon droit et la théorique ,

On la doit pugnir voirement;

Mais , par mon serment , la practique

Est au contraire maintenant ;

C'est que ' on la pugnye d'argent

Et de peine pécuniaire

Au profTit de quelque sergent ,

Qui en est le juge ordinaire ,

Mais que 2 on lui fonce le salaire.

Elle aura son gaige exprès ?

Et si 4 n'y aura commissaire

Qui en parle jamais après.

sous ce nom les carrés de Féchiquier. Le jeu de marelles , que nous trouvons fréquemment cité dans les auteurs du XVIle siècle, paroît désigner surtout ces jeux que les enfants pratiquent en poussant du pied un palet dans diverses cases dessinées à la craie. Merelle, mesrelle, marelle, signifioit en outre, comme nous le voyons ici, tromperie (peut-être par allusion à merellus ^ vin mélangé d'eau); coup, punition peut-être par allusion ironique aux jetons de présence) ; enfin, en général, mauvais tour, ce qui seroit tiré du sens jeu , le troisième des sens propres que nous avons attribués au mot merelle.

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