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Dorénavant

3. Important, présomptueux, qui s'en fait accroire. Nous nous gardons habituellement de toucher aux questions d'étymologie, questions dangereuses et fort souvent d'une obscurité impénétrable. Nous ne voulons donc point exposer les diverses origines qu'on a données au mot grobis, et nous ne nous laisserons pas aller à la tentation d'aug-

yS COQ^UILLART.

Et qui n'aura argent ne rien , Se saindra d'une chaine à puys.

A cela sommes nous tous duys ', Et qui n'a que dix frans vaill.mt , On employra ^ à fringans habitz :

Ainsi le Droit nouveau Tentend.

Notez , et vous tenez à tant ?, Que tel a robbe de migraine ^

menter le nombre de ces origines. Nous désirons seulement faire remarquer cette singulière tendance qu'avoit le XVe siècle à respecter, à admirer tout ce qui étoit gros, grave, lourd, pesant d'apparence. Bien des mots, bien des pensées, bien des cotés littéraires de ce temps, prouvent cet instinct. D'où venoit-il - Des misères du temps, qui avoient rendu la santé une chose si rare , le calme et la gravité une si admirable smgularité ? De l'influence Bourguignonne et Flamande? De tout cela sans doute, mais principalement de la domination des Anglois. L'instinct des vaincus respectoit ces pesants et arrogants personnages, ces carrures, cette graisse victorieuse, si je puis dire. Les milours , les goddons, reviennent souvent sur les lèvres des poètes et des chroniqueurs. Ces observations nous aideront à comprendre ce qui a été médiocrement expliqué jusqu'ici, ce triple sens de bien des mots du XVe siècle, qui, comme gourt et grobis, partent de la signification de lourd , passent par celle dt présomptueux, et arrivent à celle de homme à la mode.

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