DES CORPORATIONS DE MÉTIERS
(Extrait du tome VII (nouvelle série] de la Revue numUmatiquej 1862
pp. 174-116.)
Nos lecteurs n'ont pas oublié rintércssant article dans quoi M. Eugène Hucher nous a fait connaître quelques reaux de plomb recueillis dans le lit de la Seine [Rev. nu 1858, p. 338). Ces plombs sont extraits du sable, avec multitude de fragments d'ustensiles et de petits objets toute nature et de toute matière, par des dragueurs qui cure le fleuve dans la traversée de Paris, et principalement sur Je^'^ points qui avoisinent la Cité.
M. Arthur Forgeais , habitant au quai des Orfèvres, et qui était journellement témoin des triages que les ouvriers faisaient dans le sable, a eu Theureuse idée de former une collection des dépouilles de la Seine; nous l'avons vu pendant plus de dix ans réunir un à un les éléments qui la composent.
Les méreaux constituent une des sections les plus intéressantes, et M. le minisire d'État en a fait dernièrement l'acquisition pour le musée de l'hôtel de Cluny où, comme on sait, viennent se grouper les monuments de l'histoire parisienne. Le ministre, avant de prendre cette détermination, avait consulté les hommes les plus expérimentés, parmi lesquels il nous suffira de citer MM. de Saulcy, le marquis de La Grange et Depaulis. La collection des plombs recueillis dans la Seine